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Internet

En Chine, cinq ans de prison pour un cyberdissident

29/01/2019 - par TP/AFP

Liu Feiyue a créé et dirigé le site Minsheng Guancha (Civil Rights and Livelihood Watch) qui publie des articles en mandarin sur des sujets peu traités par les médias traditionnels chinois: manifestations, violences policières, corruption...

Le fondateur d'un site internet chinois qui révèle des abus supposés des autorités a été condamné à cinq ans de prison pour incitation à la subversion, a indiqué mardi 29 janvier une organisation de défense des droits de l'homme.

Liu Feiyue a créé et dirigé le site Minsheng Guancha (Civil Rights and Livelihood Watch) qui publie des articles en mandarin sur des sujets peu traités par les médias traditionnels chinois: manifestations, violences policières, pétitionnaires qui demandent justice, ou encore corruption.

Le Tribunal populaire intermédiaire de Suizhou, dans la province du Hubei (centre), l'a reconnu coupable «d'incitation à la subversion de l'Etat» et l'a condamné à cinq ans d'emprisonnement, selon Human Rights Watch.

«Poursuivre en justice le rédacteur en chef d'un site internet consacré aux droits de l'Homme montre à quel point le gouvernement chinois craint les reportages indépendants sur les abus commis en Chine», a affirmé à l'AFP Yaqiu Wang, chercheuse au sein de l'ONG.

Vague d’arrestations

Cette condamnation intervient un jour après celle prononcée contre Wang Quanzhang, un avocat spécialisé dans la défense des droits de l'homme, qui a écopé de quatre ans et demi de prison pour «subversion de l'Etat».

Yaqiu Wang faisait partie d'un groupe d'environ 200 défenseurs des droits de l'Homme -avocats, juristes ou militants- interpellés à partir de juillet 2015 au cours d'une vague d'arrestations.

Le cyberdissident chinois Huang Qi, fondateur d'un autre site internet dénonçant les excès du pouvoir communiste (64 Tianwang), est également dans le collimateur de la justice. Arrêté en 2016 pour avoir «divulgué des secrets d'Etat», son procès devait se tenir à la mi-janvier.

«Le verdict (de mardi) montre encore une fois comment le gouvernement chinois utilise le système judiciaire pour faire taire les dissidents», a déclaré à l'AFP Patrick Poon, chercheur à Amnesty International.

 

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