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CONJONCTURE

Le cinéma français en pleine forme

13/03/1998

Avec cent cinquante-huit films produits en 1997, le cinéma renoue avec les records des années 80. La production est en bonne santé. Seule la fiction TV s'essouffle.

«Tous les indicateurs du cinéma sont à la hausse et c'est la première année où ce mouvement est si spectaculaire.»C'est par une phrase optimiste que Marc Tessier, directeur général du Centre national de la cinématographie (CNC), a abordé son bilan chiffré de l'année 1997. Jamais, depuis le début des années 80, la production cinéma n'avait atteint un tel volume. Au total, 158films ont été produits l'an dernier, contre 131 en 1996, dont 125films d'initiative française (hors coproductions à majorité étrangère), contre 104 en 1996. En valeur, les investissements français dépassent les 3,5MdF - auxquels s'ajoutent 175,2MF de coproductions étrangères -, soit près de 1,4MdF supplémentaire par rapport à 1996 (+55%). Malgré cela, la hausse de devis moyen des films reste mesurée: celui-ci passe de 24,2MF en 1996 à 31,3MF en 1997, mais si l'on exclut leCinquième Élément,il retombe à 27,6MF. Car le nombre de petits films (budget inférieur à 15MF) augmente, jusqu'à représenter 40% de la production, autant que celui des films à gros budgets (plus de 40MF) qui passe de 19 à 27. Cinq ont même des budgets compris entre 130 et 493MF, contre un en 1996. Enfin, 46premiers films, dont un tiers a coûté plus de 20MF chacun, ont été produits en 1997. 14 ont bénéficié de l'avance sur recettes contre la moitié les années précédentes.

Des investisseurs privés plus nombreux

Concernant la structure du financement du cinéma français, Marc Tessier reconnaît d'emblée«qu'il se passe quelque chose de profond».À côté du système d'aides (Sofica, avance sur recettes, etc.) et des interventions des chaînes de télévision qui«tournent à fond»,la part des investissements propres des producteurs et coproducteurs augmente nettement.«Ce qui prouve l'intérêt renouvelé des investisseurs privés pour le cinéma»,en conclut-il. Notons que si Canal+ continue à jouer son rôle - 134films produits en 1997 ont été préachetés pour un montant global de 844,8MF -, TPS a, pour la première fois, participé au financement de 6films d'initiative française, investissant ainsi 57,3MF. Enfin, 72films ont été soutenus par les chaînes en clair, pour 542,9MF (+10,7%).«Les investisseurs ont incontestablement le moral,se félicite Marc Tessier.Et la commission d'avance sur recettes croule sous les projets, tous bien construits. Nous pensions que les autres pays européens nous rattraperaient, mais la bonne santé du cinéma français, au regard de tous ses indicateurs (entrées en salles, diffusion sur toutes les télévisions, satellites compris), fera, cette année encore, la différence.»

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