
12/05/2000
Après avoir manqué la reprise de France Rail Publicité, Métrobus pouvait craindre un certain isolement face aux grands groupes d'affichage. Officiellement, il n'en est rien.«Nous ne sommes pas fragilisés et, avec un chiffre d'affaires supérieur à un milliard de francs, Métrobus est loin d'être un petit acteur,se défend Gérard Gros, directeur général.J'estime même que nous avons des avantages face à ces "world company".»Et d'ajouter, pour couper court à toutes les rumeurs qui circulaient après le rachat de France Rail par Dauphin:«Métrobus n'est pas à vendre!»
Volonté d'expansion
Au contraire, la filiale de Publicis souhaite accélérer son développement en France où, à part Paris, la régie gère l'espace publicitaire des transports urbains de quatre-vingts agglomérations, mais aussi à l'étranger.«Notre capacité de financement est importante,poursuit Gérard Gros.Nous sommes déjà présents en Espagne, avec les métros de Madrid et Valence, et au Portugal. Mais notre développement ne sera pas exclusivement axé sur la publicité transport.»Le magazine gratuitÀ nous Paris,dont Métrobus est l'actionnaire majoritaire, devrait ainsi être décliné en province. Sur l'Ile-de-France, qui représente 85% du chiffre d'affaires national de la société, il faudra aussi compter avec la RATP dont la concession s'achèvera à la fin de l'année 2002, et qui ouvrira vraisemblablement un appel d'offres. Pour l'heure, Métrobus profite de l'euphorie publicitaire. Ses recettes sur le premier quadrimestre ont déjà bondi de 15% par rapport à l'an passé.Réagissez à cet article
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