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TÉLÉVISION

Je ne viens pas pour tout bouleverser

09/06/2000

Nommé le 1er mai à la tête du service des sports de France Télévision, Charles Biétry arrive alors que commence un long enchaînement d'événements sportifs sur le service public, avec Roland-Garros, l'Euro 2000, le Tour de France et les jeux Olympiques. En pleine forme, l'ancien patron des sports de Canal+, passé quelques mois par TF1, n'a pas l'intention de ménager ses efforts. Impressions d'avant matchs.

Qu'est-ce qui a motivé votre arrivée au sein de France Télévision? Charles Biétry. Je me suis aperçu que j'avais toujours envie de faire du sport à la télévision. J'avais eu des doutes après avoir quitté Canal+. À TF1, ce goût m'est revenu, d'autant que la cohabitation avec Christian Jean-Pierre a été parfaite. Je n'ai donc pas vraiment hésité quand Marc Tessier m'a proposé de remplacer Patrick Chêne qui avait décidé de partir. Il est difficile de trouver mieux que le service des sports de France Télévision. En fait, je suis loin d'avoir fait le tour du sport à la télévision. On peut encore innover dans la manière de commenter, de filmer, de diffuser du sport. Sur quelles perspectives travaillez-vous? Ch.B. Nous avons déjà deux chaînes, France2 et France3. Une troisième chaîne va arriver, avec La Cinquième, quand le holding public sera mis en place. Sur celle-ci, peut-être pourrions-nous envisager une autre façon de parler et de montrer du sport. Concernant France3, le sport en régions n'en est qu'aux balbutiements. Des directs et des décrochages locaux pourraient être multipliés. Et puis, il ne faut pas oublier la chaîne pour le numérique hertzien dédiée au sport, dont le nom de code est Canal Sport. Celle-ci viendra compléter les programmes sportifs existants. Nous pourrons y diffuser les sports et les images que l'on n'a pas montrés ailleurs. Comment jugez-vous la rédaction de France Télévision Sports? Ch.B. Si elle ne m'allait pas, je n'aurais pas pris le risque d'enchaîner Roland-Garros, l'Euro, le Tour de France et les jeux Olympiques avec elle. Je n'entre pas dans une entreprise sclérosée. À la rédaction, je n'ai demandé à personne de partir et il n'y a eu aucun départ. Un seul journaliste arrive, Christophe Josse, de Canal+, car on aura besoin de lui pour l'Euro. Ce sera le seul. Aucune réorganisation n'est envisagée dans l'immédiat. Cependant, je militerai pour un meilleur rapprochement entre les services des sports de France2 et France3 pour que tout le monde travaille dans les mêmes conditions. Les changements que vous aimeriez apporter seront-ils bientôt visibles? Ch.B. Ils le seront seulement pour l'Euro, la composition des équipes étant un peu modifiée en raison de l'arrivée d'un nouveau journaliste et de nouveaux consultants comme Arsène Wenger et Alain Boghossian. Les JO de Sydney seront retransmis en direct entre minuit et 15heures. N'est-ce pas un inconvénient? Ch.B. C'est le plus mauvais décalage horaire qui puisse exister: il faut aller chercher les téléspectateurs à une heure du matin. En plus, pour la première fois, c'est au mois de septembre. Quand bien même il n'y aurait qu'un seul téléspectateur à cette heure, nous nous devons de lui proposer les épreuves. France Télévision offrira donc 327heures de direct, auxquelles s'ajouteront deux émissions quotidiennes: entre 18h15 et 19h45 sur France2, et entre 20h15 et 20h50 sur France3 (lire article ci-dessous). Comptez-vous développer la présence du football? Ch.B. Si j'étais venu pour cela, je déchirerais mon contrat immédiatement. Les contrats du football sont les plus phagocytés par les chaînes. Et j'en sais quelque chose... France Télévision ne doit pas perdre sa spécificité: la diversité des sports proposés. Néanmoins, je ne trouverais pas illogique que les matchs disputés par l'équipe de France soient diffusés sur le service public. Cela fait partie du patrimoine national. C'est une réflexion qui peut s'envisager... Comment intégrez-vous la présence de plus en plus forte d'Internet? Ch.B. Edmond Zucchelli et, pour les sports, Pierre Salviac ont pour mission d'inciter les journalistes de la rédaction à prendre en compte ces nouvelles technologies dans leur façon de présenter ou de commenter. Nous travaillons aussi en étroite collaboration avec le site du CNOSF, franceolympique.com. Il n'y a donc aucune ombre au tableau... Ch.B. La transition avec Patrick Chêne se passe très bien. Personne ne peut s'imaginer à quel point je suis content. Il y a d'ailleurs un signe qui ne trompe pas: j'ai retrouvé mon niveau de tennis.

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