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POINT DE VUE

Le blues du kiosquier

09/06/2000

Après quelques articles publiés dans Stratégies mettant en avant la bonne santé de la presse, , kiosquier à Paris, rue de Charonne est en colère et le dit.

«Vous évoquez souvent les problèmes des "pauvres petits éditeurs", qui rencontrent des difficultés avec les kiosquiers. Or, à aucun moment, vous ne faites référence aux réalités du terrain. Il faut savoir que nous sommes traités comme des chiens par les éditeurs et les messageries. Comment voulez-vous être en même temps au dépotage de la marchandise et à la vente, en restant aimable et souriant? Connaissez-vous les superficies des petites boutiques dans lesquelles le client devrait consulter librement et gratuitement toutes les revues? Savez-vous que si nous n'avons pas de ventes, nous ne percevons aucune rémunération? Pour ma part, je me retrouve à faire 70heures par semaine pour 5à6000francs par mois. Nous ne voulons pas mourir, ni encore moins travailler pour rien. C'est pourquoi je voudrais formuler quelques propositions. Il me semble indispensable de revoir à la très forte hausse les conditions de rémunération des diffuseurs. Et ce par une augmentation des commissions sur les ventes, par une commission sur les invendus, sans oublier un pourcentage sur les recettes publicitaires au prorata des ventes, au même taux que la commission sur les ventes. Par ailleurs, je me demande qui a décidé que l'encartage était le travail du diffuseur. Surtout lorsque cette tâche est rémunérée 7 à 8centimes maximum l'encart. De même, qui décide des quantités livrées aux diffuseurs? Pas nous, en tout cas. Cela serait admissible si nous n'avions pas des taux d'invendus de 50à62%, aussi bien avec les NMPP qu'avec les MLP. Qui trouve un intérêt à ce surplus de marchandise? Autre chose, pourquoi nous obliger à vendre des publications du styleTéléZ,L'Officiel des spectaclesouPariscope, sur lesquelles nous percevons «royalement» 37 et 55centimes? Des revues qui, en plus, sont plus chères par abonnement, histoire de dissuader le client. Je voudrais finir en revenant sur le manque de considération de la part des messageries. Il nous est im- possible d'être malade, ou de prendre des vacances sans l'autorisation des NMPP, ou un simple week-end. Sans parler des congés payés, qui n'existent pas, puisque nous sommes patrons!»

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