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GOUVERNEMENT

Une entente cordiale entre le cinéma et le petit écran

20/03/1998

La loi sur l'audiovisuel verra-t-elle le jour à l'automne? Pour parfaire sa réflexion, la ministre Catherine Trautmann a décidé de trois tables rondes avec les professionnels concernés. La première qui s'est déroulée le 10mars, avait pour thème Cinéma et télévision et réunissait sur un même plateau les patrons de chaînes et représentants de la production cinématographique. Celle du 19mars devait se consacrer aux rapports entre producteurs audiovisuels et diffuseurs, et celle du 26mars portera sur l'entreprise de communication. Lors du premier débat, les protagonistes ont affirmé, avec Jean Drucker, Pdg de M6, leur«préférence pour que les problèmes du cinéma et de la télévision soient réglés de manière souple»,privilégiant les accords professionnels aux décrets. Étienne Mougeotte, vice-président de TF1, a précisé qu'en tant que diffuseur, il n'était«demandeur d'aucune obligation»,tandis que Frédérique Dumas, présidente du Blic, a insisté sur la nécessité d'une loi pour combler le vide juridique du satellite et clarifier les rapports entre le CSA et le gouvernement, en précisant sa préférence pour que ce dernier soit l'instance de réglementation.

Revoir la chronologie

Tous se sont entendus sur la nécessité de revoir la chronologie des médias, concernant la diffusion des films. Ils sont tombés d'accord pour décaler la diffusion sur les chaînes hertziennes, laissant la possibilité à la nouvelle fenêtre, que constituent les chaînes numériques, de s'inscrire dans cette chronologie. Tout en précisant qu'il ne pouvait s'opposer à la deuxième fenêtre, Pierre Lescure a demandé à TPS de«payer le prix, car Canal+ achète cher sa période d'exclusivité de diffusion des films».Frédérique Dumas a insisté pour«que le principe de la fluidité des droits soit inscrit dans la loi»,tout en restant déterminé film par film, a précisé le Pdg de Canal+. Leur conclusion portait sur la diffusion de films violents, coproduits par les chaînes, suite aux polémiques autour deL'Appâtde Bertrand Tavernier ou deDobermande Yan Kounen. Étienne Mougeotte a alors rappelé que«les télévisions, coproductrices du cinéma, étaient des diffuseurs, soumis aux règles fixées par le CSA en matière de violence».Le débat reste ouvert.

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