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Presse magazine

Interdeco resserre les rangs

22/09/2000

La réorganisation d'Interdeco traduit la volonté de la régie du groupe Hachette de reprendre des parts de marché face aux autres éditeurs de presse magazine.

La lutte promet d'être vive sur le marché publicitaire de la presse magazine. Le gâteau, il est vrai, excite les appétits. Évalué par Sécodip à 10,2milliards de francs en 1995, il atteignait 15,5milliards de francs à fin 1999. Rester offensif sur ce marché en pleine explosion, c'est là tout l'enjeu pour les patrons commerciaux des grands groupes de presse. Après Emap en mars dernier, c'est au tour d'Interdeco de remettre à plat sa structure commerciale.«Nous y réfléchissions depuis longtemps,explique Olivier Chapuis, président de la régie d'Hachette Filipacchi Médias.Le plus difficile a consisté à mettre l'ensemble des éditeurs d'accord.»Un exercice délicat pour une société qui commercialise les magazines d'Hachette, mais aussi de Bayard Presse, d'Excelsior ainsi que de nombreux petits éditeurs. En 2000, pas moins de quatorze nouveaux titres sont ainsi venus compléter le portefeuille de la régie: parmi eux, les sept magazines du groupe Bonnier, les mensuelsTechnikartetSélection du Reader's Digestet l'hebdomadaireTélé magazine,vendu chaque semaine à plus de 510000exemplaires. «Télé magazineétait isolé dans un univers de concurrence forte,explique son éditeur, Francis Morel.Pour séduire les annonceurs hors captif, il était indispensable d'entrer dans des couplages, de proposer des études prouvant l'efficacité du journal et de briser son isolement.»Résultat, Interdeco enregistrera à la fin 2000 un chiffre d'affaires brut de près de 4milliards de francs, soit près de 30% du marché français. Il y a seulement trois ans, en 1997, elle affichait un chiffre d'affaires de 2,7milliards de francs et une part de marché de 23,7%.

Des offres plurimédias

En réalité, Interdeco tente de regagner peu à peu, sur le marché français, une place grignotée depuis dix à quinze ans par le développement rapide des portefeuilles de magazines de Prisma Presse (1,5milliard de francs de chiffre d'affaires publicitaire), d'Emap ou du groupe Figaro. Mais la régie d'Hachette peut-elle encore croître sans menacer l'équilibre de la concurrence?«Avec nos 30% de part de marché, nous sommes très loin des 55% occupés par TF1 sur le marché de la télévision,se défend Olivier Chapuis.Notre taille nous donne uniquement les moyens de développer des outils pour pouvoir promouvoir la presse.»Loin de ralentir le rythme, le patron de la régie a profité de la remise à plat de son groupe pour mettre la main sur le réseau international Hachette Filipacchi Global Advertising (HFGA), implanté dans quinze pays à travers le monde.«Nous souhaitons nous développer dans d'autres pays européens sur le modèle français d'Interdeco»,affirme-t-il. Et pas question de laisser à d'autres le monopole du Web.«Je ne veux pas me faire enfermer dans un discours vieux médias-nouveaux médias,assure-t-il.De plus en plus, nous devrons proposer des offres associant plusieurs médias pour toucher des cibles précises.»La bataille entre les régies de presse s'étendra très vite aux autres médias.

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