Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Entretien

Claudio Calabi : Rizzoli vient faire son marché en France

03/11/2000

Le groupe italien Rizzoli Corriere della Sera, qui vient de reprendre les éditions Flammarion, veut doubler de taille dans les trois ans. Un objectif qui passe par des alliances et des acquisitions, tant en Europe qu'à l'international. Entretien avec Claudio Calabi, administrateur délégué du groupe de presse et d'édition.

Vous venez de racheter Flammarion pour 1milliard de francs. Avez-vous l'intention de vous développer en France dans l'édition et dans la presse? Claudio Calabi. Nous voulons grossir en France dans le livre, la presse magazine et la presse quotidienne. Compte tenu des spécificités du marché, l'édition est le secteur qui présentait le plus d'opportunités. Nous avons eu des discussions avancées avec Gallimard et regardons de près des entreprises familiales comme Albin Michel et Le Seuil. Dans un univers dominé par Havas et Hachette, nous avons l'ambition de créer un troisième pôle d'édition. Mais nous le ferons avec une grande attention et une grande politesse. Notre entrée dans Flammarion se réalise dans une logique de continuité grâce à Charles-Henri Flammarion qui reste président. Nous avons d'ailleurs apprécié sa stratégie de rachat de Castermann et nous verrons maintenant s'il y a d'autres possibilités d'acquisitions. Notre arrivée dans Flammarion nous permet d'ores et déjà de développer des synergies sur le marché des droits de publication. Leader, en Italie, de la presse quotidienne sportive avec la Gazzetta dello sport, et généraliste avec Il Corriere della Sera, êtes-vous intéressé par des quotidiens en France? C.C. Nous nous concentrons sur Flammarion pour le moment, mais nous regarderons ensuite la presse quotidienne et magazine. Il est clair que si Hachette ou le groupe Amaury voulaient se retirer de la PQR ou deL'Equipe, nous serions ravis de parler avec eux. Mais je ne crois pas que ce soit le cas. Quoi qu'il en soit, nous pouvons envisager des partenariats. On peut trouver des intérêts communs comme en Espagne où nous sommes en train de réfléchir avec nos amis deMarca[le grand quotidien sportif espagnol] à la façon de créer un portail sportif qui respecte les cultures de chaque pays. En tant qu'éditeur, envisagez-vous une alliance avec un grand diffuseur multimédia? C.C. Oui, mais à condition de ne jamais oublier le rôle de chacun. On peut s'allier à un grand acteur de l'audiovisuel ou bien nouer des partenariats ponctuels. Notre actionnaire, HDP, a toujours déclaré que la presse et l'édition étaient deux secteurs stratégiques et qu'il n'était pas prêt à perdre son rôle opérationnel. Mais on peut développer des synergies sur les contenus, notamment dans le domaine des jeunes, avec des partenaires audiovisuels. En Italie, la loi nous empêche d'être présents dans la télévision généraliste, compte tenu de notre position dans la presse quotidienne. Mais rien n'interdit de développer des chaînes thématiques. En juin, nous avons créé une chaîne sportive avec la RAI. Et en 2001, nous lancerons une chaîne féminine s'appuyant sur nos marques de presse(Io donna, Anna, Amica, ElleetBrava Casa).Où en est votre développement international? C.C . Avec le multimédia, cela fait partie des grands axes de développement de notre groupe. Nous sommes en effet convaincus que nous devons avoir une taille plus importante. Notre chiffre d'affaires était de 10milliards de francs en 1999. Notre ambition est de doubler la taille de Rizzoli d'ici à trois ans. Pour y arriver dans des délais logiques, cela passe par de la croissance externe. Nous procéderons donc à des achats, comme pour Flammarion, ou à des alliances. Actuellement, en Allemagne et à l'international, nous avons un joint-venture avec Burda, avec qui nos contrôlons le groupe Milchstrasse. Nous détenons également 51% du deuxième quotidien espagnol,El Mundo,et nous avons l'intention de nous développer en Amérique du Sud. Enfin, nous éditonsElleà 50/50 en Italie avec Hachette Filipacchi Médias, et nous regardons vers l'Europe du Sud, le Proche-Orient et l'Extrême-Orient. Avez-vous les moyens de vos ambitions? C.C. Notre actionnaire dit toujours qu'un développement ambitieux et logique n'est pas une question de moyens.

Envoyer par mail un article

Claudio Calabi : Rizzoli vient faire son marché en France

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.