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Ma première participation au Mip-TV

SALON

17/04/1998

«Débordé et frustré.»C'est le sentiment de Lee Rockwell, producteur de programmes éducatifs chez GPN (Nebraska), en découvrant le Mip-TV. Il a beau s'être associé à une quinzaine de producteurs indépendants américains, il ne pourra pas prendre contact avec tous ceux qui l'intéressent.«J'ai pourtant déjà rencontré beaucoup de gens, car tout le monde est ici, notamment les Européens que nous connaissons peu»,explique-t-il.«C'est le seul endroit pour parler avec les Européens, les Latino-Américains et les Asiatiques qui sont totalement absents du Natpe(le salon américain des programmes TV, ndlr)», confirme Joanne Warkins, présidente de Raven Pictures International, producteur-distributeur californien de téléfilms. Cette année, le Mip-TV a accueilli 89nouveaux exposants, provenant de 20pays. Certains s'étaient exercés au Mipcom à l'automne. Si tous viennent pour vendre leurs productions, le plus important n'est pas le nombre de contrats signés.«Au Mipcom, nous avions testé les réactions du marché à notre série animée sur les Marx Brothers. Là, nous pouvons montrer le pilote et la prévendre»,raconte Philippe d'Aramont, patron de 2A Productions, une société française.«Nous sommes venus pour finaliser nos contacts du Mipcom,précise Keith Littler, de The Little Entertainement Company Ltd, producteur anglais d'animation.Le Mip est surtout un lieu de rencontre et de négociation.»D'enseignement aussi.«Nous avons beaucoup appris sur notre propre métier»,raconte Bruce Bergwall, président de Bergwall Productions Inc., spécialiste pennsylvanien des programmes éducatifs scientifiques, content de s'être engagé sur des coproductions internationales. D'autres, comme Prisma, distributeur anglais de programmes de sports, ont profité de l'occasion pour annoncer qu'ils avaient obtenu les droits pour des Coupes du monde de football de 2002 et 2006. Tandis que l'Association des producteurs coréens d'animation s'est engagée à démontrer que les dessinateurs coréens n'étaient pas uniquement les sous- traitants des Occidentaux et qu'ils étaient aussi capables de créer leurs produits et de les vendre dans le monde entier. À un prix défiant toute concurrence!


Information traitée dans Stratégies Magazine n°1052

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L'Association des producteurs coréens d'animation présente ses premières créations
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