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AUDIOVISUEL

Relance du paiement à la séance

01/06/2001

Contrainte de renoncer à l'exclusivité des films en paiement à la séance après un avertissement du Conseil de la concurrence, Canal+ affronte TPS sur un marché encore dans le rouge.

En publiant le 11mai un nouvel avertissement à l'encontre de Canal+, le Conseil de la concurrence a écrit un épisode supplémentaire de la bataille juridique qui oppose depuis quatre ans TPS et CanalSatellite, autour de l'exclusivité des films en paiement à la séance. Contrainte de renoncer à cette exclusivité, en attendant que le Conseil se prononce sur le fond, Canal+ voit se redistribuer les cartes du «pay per view». Ce marché restreint, avec 3millions de foyers, promet de générer, d'ici à trois ans, un milliard de francs de revenus. Pour l'heure, Kiosque (Canal+) et Multivision (TPS) sont dans le rouge, enregistrant 60millions de francs de pertes chacune pour des chiffres d'affaires respectifs de 300 et 150millions de francs. L'équilibre n'est pas prévu avant deux ou trois ans. Pour TPS, la stagnation du marché en incombe à Canal+ et aux liens privilégiés que la chaîne a tissé avec les producteurs, dont Kiosque a largement bénéficié. En clair, TPS accuse Canal+ de pratiquer le donnant-donnant, surtout pour les films français récents: «Je finance ton film, tu me réserves l'exclusivité.» Depuis 1996, Multivision déplore se contenter des «miettes».«L'an dernier, nous avons acheté en exclusivité vingt-cinq films sur cent soixante et onze films produits,se défend Bruno Deloison, le directeur adjoint de Kiosque.Il en reste beaucoup.»Un argument qui ne convainc pas TPS, pour qui l'exclusivité porte surtout sur les poids lourds:«Il ne faut pas se leurrer: 10 à 15% des films font 80% des recettes»,rétorque Philippe Bony, le directeur général de Multivision, pour qui il importe aussi de«garantir la variété des contenus car nul ne reviendrait dans un vidéo club où il n'y aurait que dix films».Le paiement à la séance pâtit aussi de l'interdiction de diffuser des films les vendredis et samedis soir et le dimanche après-midi.«Précisément quand il pourrait faire le plein»,regrette Bruno Deloison. Depuis mars 1999, les exploitants ont donné leur feu vert à la levée de ces interdits, que le CSA juge également souhaitable.«Nous espérons que cette question figurera dans les décrets câble et satellite»,souligne Philippe Bony. En attendant les évolutions technologiques comme les décodeurs à disque dur qui, en lançant une «vraie télé à la demande», apporteront peut-être une bouffée d'oxygène.

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