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LÉGISLATION

Publicité enfants: les producteurs contre Ségolène Royal

08/06/2001

Face à la ministre déléguée à la Famille, qui veut limiter la publicité dans les programmes jeunesse, les producteurs de films d'animation montent au créneau.

Faut-il bouter la publicité hors des programmes jeunesse? La Suède, qui préside l'Union européenne jusqu'à fin juin, le souhaite et prône une révision, en ce sens, de la directive Télévision sans frontières en 2002. Depuis peu, cette position, qui s'appuie sur une étude tendant à montrer que les enfants de moins de douze ans distinguent mal la publicité des programmes, trouve un écho parmi les politiques français. Après le député Jean-Marie Le Guen, c'est au tour de la ministre déléguée à la Famille, Ségolène Royal, de monter au créneau. Dans un projet de manifeste contre la violence à la télévision, dévoilé le 11mai, elle préconise la «proscription de toute interruption de programmes destinés aux moins de douze ans par des écrans publicitaires et de toute publicité (...) avant et après les émissions qui leur sont réservées».«Impensable»,répondent les producteurs de films d'animation, pour qui cette mesure serait, de surcroît, inefficace.«Les programmes dits de jeunesse ne représentent que 20% du temps d'écoute télévisée des enfants. Si l'on veut les protéger de la publicité, autant interdire la télé aux moins de douze ans»,explique Christian Davin, le président du Syndicat des producteurs de films d'animation. Pour les quelque 50 à 60producteurs français d'une filière déjà fragilisée par un sous-financement chronique, cette décision serait «suicidaire».«Les diffuseurs apportent aujourd'hui environ 20% du budget des productions»,rappelle Christian Davin. Selon une étude de l'European Group of Television Advertising, les annonceurs du secteur enfants rapportent un milliard de francs par an aux chaînes, qui en réinjectent 95% dans la production d'animation.«Supprimez cette manne et les chaînes, en particulier les privées, n'investiront plus un franc dans la production d'animation,s'alarme-t-il.Sans doute TF1 et M6 iront-elles, alors, s'approvisionner sur le marché international.»

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