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Entretien

Nicolas de Tavernost : «Loft Story est une opération rentable»

06/07/2001

Depuis le 5juillet, Loft Story, c'est fini. Le président du directoire de M6 dresse un premier bilan de l'émission après soixante-dix jours de programmation

Combien vous a coûtéLoft Story-on parle de cent millions de francs- et combien cette émission vous a-t-elle rapporté ? Nicolas de Tavernost. Le coût du programme est un secret industriel, mais disons que nous sommes dans cet ordre de grandeur. Quant aux recettes publicitaires, nous avons fait plus de 25% de part de marché, à comparer à une moyenne de 21% l'an dernier, soit une progression de quatre points.Loft Storyest donc rentable, ce qui n'est pas toujours le cas des émissions à fortes audiences, comme les rencontres sportives. L'investissement est en soi bénéficiaire. Il a été accueilli par un engouement publicitaire, d'une part en raison de ses cibles et ensuite grâce à son volume d'audience. AvecLoft Story, nous sommes en effet la première chaîne entre 19h et 20h et nous avons une part d'audience supérieure à 50% sur les moins de cinquante ans. Nous avions donc raison de proposer des garanties d'audience: elle ont rassuré le marché et n'ont rien coûté. Quid d'unLoft Story2? N. de T. Nous avons actuellement une option, mais nous n'avons pas pris de décision. Que répondez-vous à ceux qui estiment que l'inflation de vos coûts de programmes, déclenchée par votre guerre ouverte contre TF1, risque de ne pas être compensée par un retour sur investissement suffisant? N. de T. Loft Story prouve le contraire. C'est un retour immédiat sur investissement. Notre politique est d'investir dans les programmes pour faire progresser les audiences. Loft Story a démontré que M6 peut devenir la première chaîne en audience si elle réalise les investissements nécessaires. Nous pouvons progresser fortement en gardant le même positionnement. Beaucoup d'experts nous avaient prédit que nous perdrions notre spécificité en progressant: nous sommes devenus la troisième chaîne devant France3 en mai et juin en audience absolue, la deuxième sur les moins de cinquante ans et la première sur les 15-25ans. Cela prouve que si nous faisons des investissements judicieux, il ne sont pas synonymes de banalisation de la chaîne. La saison prochaine, notre grille augmentera de 10%, mais si nous avons des opportunités d'investissements, nous ne les raterons pas. D'autant que nous sommes confiants quant au marché publicitaire de la télévision. Pensez-vous que le débat sur Loft Story ait tourné à votre avantage? N. de T. Disons que les critiques se sont atténuées devant la réalité du programme. Comment qualifieriez-vous vos relations avec le CSA dans l'affaire Loft Story? N. de T. Chacun a fait son travail. Nous avons accepté la quasi-totalité des demandes qu'il a formulées. Elles paraissaient légitimes. Il a fallu faire attention à respecter la législation sur le tabac et l'alcool, avoir une phase de repos pour les candidats et préférer le principe du choix à celui de l'exclusion. Dans une émission nouvelle, il est normal que la jurisprudence se fasse avec le CSA. Ces demandes étaient parfaitement raisonnables et parfois même dans l'intérêt de l'émission. Le fait d'avoir un programme spécifique, différent deBig Brother, nous a sans doute aidés à intégrer plus facilement ces modifications. Où en sont vos négociations avec le CSA pour votre nouvelle convention? N. de T. Cette négociation sera terminée le 31août. La mesure d'accroissement publicitaire est relativement marginale. Conformément à la directive Télévision sans frontières, nous souhaitons une moyenne par jour supérieure à celle d'aujourd'hui. Il s'agit cependant d'un potentiel limité, car il faut un marché publicitaire fort pour que les heures creuses soient très investies. Face à une certaine récession, le CSA est prudent vis-à-vis de cette mesure, pour des raisons d'équilibre entre médias. Pour nous, il s'agit plus de lancer le débat que d'avoir une mesure immédiate. Quant à la musique, nous souhaitons investir dans des émissions à forte valeur ajoutée plutôt que de faire de la simple diffusion de clips. Bref, de la qualité plutôt que de la quantité, la musique restant un élément très important de notre programmation. Quelle sera votre réponse à l'accord conclu entre Endemol, le producteur de Loft Story, et TF1 sur la télé réalité? N. de T. Cet accord serait problématique si nous n'avions pas accès aux programmes d'Endemol. Mais le producteur affirme que ce ne sera pas le cas, et qu'il n'y aura pas d'exclusivité vis-à-vis de TF1. Endemol a énormément de contenus à nous proposer, et de toute nature. À la rentrée, nous prendrons d'ailleurs des initiatives sur de nouveaux programmes forts avec et sans Endemol. Et il ne s'agira pas simplement de télé réalité: nous proposerons des offres attractives dans le divertissement, la fiction et les magazines. Notre problématique est de poursuivre notre croissance.

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