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Presse

Jean-Marie Messier fond pour le britannique Cinven

31/08/2001

Le PDG de Vivendi Universal va céder son pôle de presse professionnelle et ses actifs dans la santé au fonds d'investissement britannique Cinven. Une solution transitoire à visée hautement spéculative. Reste à trouver un repreneur pour le groupe de presse gratuite Comareg.

Fabrice Fries s'est trouvé de nouveaux patrons. Fragilisé au sein de Vivendi Universal Publishing (VUP) depuis la nomination d'Agnès Touraine au poste de vice-PDG aux côtés d'Éric Licoys, le jeune directeur général adjoint de VUP va pouvoir porter les destinées opérationnelles du numéro deux européen de l'information professionnelle (presse professionnelle et salons) et du numéro trois mondial de l'information santé. Le fonds d'investissement britannique Cinven, qui a signé un accord d'exclusivité pour ces acquisitions, a fait du maintien de Fabrice Fries et des équipes dirigeantes un élément constitutif de son offre. De fait, le fonds britannique associera étroitement le management du projet dans les prochaines semaines, à travers la mise en place d'un LBO (reprise par les salariés). Tandis que Fabrice Fries peut quitter Vivendi Universal Publishing la tête haute, l'offre s'avère satisfaisante aussi pour Jean-Marie Messier, le président de Vivendi Universal. L'action du groupe a d'ailleurs connu une légère hausse à la Bourse le jour de l'annonce de l'opération. Cinven, le mieux disant financier des candidats et le plus gourmand en termes de périmètre, propose 2 milliards d'euros pour une offre élargie au pôle santé, qui ne faisait pas partie de la corbeille d'origine... Soit deux fois le chiffre d'affaires 2001 de cet ensemble et quinze à seize fois le montant de l'Ebitda, estimé à 130 millions d'euros.« Nous avions évalué les actifs cédés à un peu plus de 2 milliards d'euros,note Arnaud Frérault, analyste financier à la Société générale.Le prix est plutôt bon, mais il ne constitue pas une surprise. »Cette proposition a en tout cas éclipsé ses concurrentes, notamment celles du groupe Reed Elsevier (propriétaire deStratégies) ou des investisseurs Apax Partners, BC Partners et Paribas Affaires industrielles.« La plus-value consolidée s'élève à plus de 800 millions d'euros »,précise Vivendi Universal. Du côté de la société des journalistes de Vivendi Universal Publishing, créée pour l'occasion, Yves Aoulou, son président, se dit« attentif au respect de l'autonomie des rédactions ».Cette opération, destinée à financer les quelque 2,5 milliards d'euros versés par Vivendi Universal pour l'acquisition de l'éditeur scolaire américain Houghton Mifflin, remplit point par point son objectif. Tout en accélérant le recentrage du groupe de Jean-Marie Messier autour de l'édition grand public, moins sensible aux variations de la conjoncture publicitaire. La rapidité du déroulement de cette opération devrait accélérer l'étape suivante. De source interne, le processus de cession des activités de presse gratuite (Comareg) est lui aussi assez avancé, l'offre ayant suscité de nombreuses candidatures. Sud-Ouest, propriétaire de S3G, s'est notamment déclaré intéressé.

Morosité publicitaire

Avec l'arrivée de l'actionnaire Cinven, Fabrice Fries ouvre un nouveau chapitre dans l'histoire déjà longue du pôle de presse professionnelle de l'ancien Havas. Il sera par définition court et transitoire. Conformément à sa vocation, le fonds d'investissement se donne trois à cinq ans pour développer à nouveau l'ensemble et le revendre ou l'introduire en Bourse. Le 25 juillet 2001, Cinven n'a-t-il pas cédé le groupe IPC à Time Inc. après l'avoir acheté à Reed Elsevier en janvier 1998, empochant au passage une confortable plus-value de 290 millions de livres ?« C'est le scénario boursier qui est aujourd'hui privilégié,affirme toutefois Fabrice Fries.Le périmètre actuel (un milliard d'euros de chiffre d'affaires) présente la taille critique suffisante pour une entrée sur le marché. »En attendant, le nouveau patron devra affronter la morosité publicitaire ambiante, qui pèse sur la rentabilité du groupe.« Nous ne sommes pas à l'abri d'un ralentissement, mais nous avons l'expérience de cette situation. En tout état de cause, nous respecterons notre budget à la fin de l'année. »

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