Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

TÉLÉVISION

Catherine Tasca s'attaque à l'imbroglio financier de la TNT

31/08/2001

Après avoir accordé un milliard de francs à France Télévision, la ministre de la Communication doit trouver des ressources pour quinze à dix-sept chaînes gratuites.

En annonçant une augmentation modérée de 524 millions de francs du budget de l'audiovisuel public, à 21,3 milliards de francs (+ 3,45 %), Catherine Tasca s'est empressée de préciser qu'il fallait y ajouter un milliard de francs de dotation exceptionnelle pour le projet numérique de France Télévision. Soucieuse d'arriver à une offre équilibrée entre chaînes publiques et payantes, la ministre de la Culture et de la Communication n'a toutefois pu éluder une question cruciale : quid du financement des« quinze à dix-sept chaînes gratuites »annoncées pour la fin 2002 par Dominique Baudis, président du CSA, à l'heure où la manne publicitaire montre de sérieux signes d'essoufflement ? Comme elle l'avoue elle-même,« alors qu'il y a quelque temps tout le monde nageait dans le bonheur, on découvre aujourd'hui que le marché publicitaire n'est pas totalement extensif. »C'est pourquoi la ministre s'est montrée extrêmement prudente en déclarant qu'il fallait« faire mouvement »sur les secteurs interdits de télévision par un décret du 27 mars 1992. La presse, l'édition et le cinéma ne semblent pas visés par cette déréglementation annoncée, tant il est vrai, selon Catherine Tasca, que« la volonté de maintenir des secteurs vitaux est plus forte que l'envie d'accéder à la manne publicitaire ». Reste que la grande distribution, qui n'est pas un secteur culturel, pourrait faire l'objet d'une ouverture« ciblée et progressive »à la publicité télévisée. Il s'agit ainsi de favoriser le financement des nouvelles télévisions numériques terrestres en se limitant aux chaînes thématiques« si c'est possible juridiquement ». Par la même occasion, la France ferait une avancée dans le sens de la directive européenne Télévision sans frontière.

La PQR en porte-à-faux

De nombreuses interrogations demeurent néanmoins en suspens. D'abord, comme le remarque Catherine Tasca, la presse quotidienne régionale, principale bénéficiaire de la manne des distributeurs, devra vaincre ses propres contradictions :« Ce sont souvent les mêmes qui sont du côté de l'interdiction et du côté du projet numérique »,souligne-t-elle. Un fossé qui ne peut que se creuser avec le lancement d'appels à candidatures pour des télévisions locales avant la fin novembre. Ensuite, cette position de principe, prise un an après la campagne du Comité Pourquoi sur les secteurs interdits de télévision, risque de paraître encore un peu timide pour se concrétiser, alors qu'il reste neuf mois avant l'élection présidentielle de 2002.

Envoyer par mail un article

Catherine Tasca s'attaque à l'imbroglio financier de la TNT

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.