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Étude

Tirer profit d'Internet, ça se mérite

07/09/2001

Pour profiter à plein des avantages du Web, les entreprises doivent repenser totalement leur modèle d'organisation. Les Britanniques sont ceux qui l'ont le mieux compris. Mais les Français restent sceptiques.

Fini le temps où, dans les entreprises, Internet était perçu soit comme un gadget pour technophiles, soit comme une panacée. Selon une étude réalisée du 23 avril au 18 mai 2001 par Taylor Nelson Sofres pour le cabinet d'audit et de conseil Mazars, le Net est désormais considéré comme un vecteur de changement. En effet, 42 % des 604 chefs d'entreprises françaises, britanniques, néerlandaises et espagnoles sondés estiment que leur société a déjà ou va changer sous son influence.« Internet est un outil déstructurant pour les hiérarchies traditionnelles et difficile à intégrer dans les processus existants,analyse Pierre Sardet, associé chez Mazars.Sa dimension technologique et culturelle commence tout juste à être prise en compte. »

Optimisme britannique, scepticisme français

Sur les quatre populations étudiées, ce sont les Britanniques qui perçoivent le mieux les avantages du Web : 46 % pensent pouvoir réduire leurs coûts grâce à Internet (contre 39 % des Néerlandais, 27 % des Français et 23 % des Espagnols) ; autant espèrent améliorer la rentabilité de leur entreprise (35 % des Néerlandais, 23 % des Espagnols et 16 % des Français) et 38 % ont développé un site d'e-commerce (31 % pour l'ensemble des pays étudiés). Les Français, eux, se caractérisent par leur scepticisme : seuls 19 % des chefs d'entreprises de l'Hexagone attendent des changements radicaux du Web. L'enquête a certes été réalisée à une période (avril-mai 2001) peu propice à l'euphorie. Mais cela n'explique pas tout.« Internet exige une révision profonde de l'organisation et des processus, à laquelle tous les dirigeants d'entreprise ne sont pas prêts,observe Pierre Sardet.Or, il est indispensable que l'impulsion vienne des directions générales. »Se lancer dans le commerce électronique exige une refonte de la chaîne logistique. Et si 32 % des sociétés françaises ont déjà mis en place une gestion électronique des relations avec les fournisseurs et 35 % des relations avec les clients, seules 15 % disposent d'un département ou d'une filiale e-business.« Établir un groupe-projet identifié et autonome, indépendant de la structure traditionnelle, est pourtant la meilleure façon de procéder »,juge Pierre Sardet. Rien d'étonnant, dans ce contexte, à ce que le chiffre d'affaires réalisé sur Internet reste dérisoire : moins de 1 % du total pour 43 % des entreprises sondées (63 % des entreprises françaises). La situation devrait évoluer dans les années qui viennent : 21 % des entreprises estiment qu'elles réaliseront en ligne entre 1 et 5 % de leur chiffre d'affaires d'ici à dix-huit mois. Mais dans la majorité des cas, cela ne correspondrait qu'à un transfert de chiffre d'affaires.

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