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FOURNISSEUR D'ACCÈS

Free échappe à la tourmente

21/09/2001

Fournisseur d'accès gratuit lancé en avril 1999, Free a su, contrairement à la plupart de ses concurrents, préserver son indépendance grâce à une gestion prudente. Il est aujourd'hui rentable.

Petite devinette : quel fournisseur d'accès à Internet peut aujourd'hui se prévaloir d'être à la fois indépendant et rentable ? Réponse : Free. Ce provider, qui revendique plus de 8 millions d'abonnés actifs, a atteint son point d'équilibre en avril dernier. Et sa maison mère, le groupe Iliad, né dans la télématique à la fin des années quatre-vingt, compte réaliser, grâce à ses deux activités d'annuaires (avec le 3617 Annu notamment) et de fournisseur d'accès (avec Free), un chiffre d'affaires de plus de 75 millions d'euros (500 millions de francs), pour un résultat d'exploitation de près de 14 millions d'euros (90 millions de francs) cette année. Lancé en avril 1999, Free s'est d'emblée positionné comme un provider « gratuit ». Son modèle économique repose sur trois éléments : un peu de publicité, une offre d'hébergement pour les professionnels, et surtout, la gestion des minutes de connexion des abonnés. En effet, lorsqu'un surfeur accède au Web via Free, France Télécom verse à ce dernier le montant de la communication locale. Le provider paie en échange une charge d'interconnexion à l'opérateur. Le différentiel lui permet de dégager une marge. Pour éviter d'engager des dépenses qu'il n'avait pas les moyens de financer, Free a d'abord cherché à créer son propre réseau pour devenir un opérateur téléphonique à part entière.« Maîtriser la technique nous a permis d'éviter de passer par des sous-traitants, et donc de diminuer nos coûts »,explique Michaël Boukobza, directeur général adjoint d'Iliad. Le portail a par ailleurs été conçu comme un service, sans jamais s'engager dans la production de contenu.« Nous nous sommes toujours considérés comme une entreprise de télécommunications, non comme un média »,explique Michaël Boukobza. Contrairement à ses concurrents, les Libertysurf, World Online, Freesbee (tous trois rachetés par Tiscali) et autre Mageos (aujourd'hui 9 Telecom), lancés en même temps que lui, Free a aussi limité ses dépenses marketing. Il a certes fait appel à l'agence Leo Burnett pour orchestrer diverses campagnes, déclinées en télévision, radio, presse et métro, en 1999 et 2000, mais il a surtout misé sur la simplicité de son offre, la force de sa marque et le bouche à oreille pour se faire connaître.

Un accès ADSL en 2002

En mai dernier, Free a d'ailleurs lancé en toute confidentialité un forfait à 15 euros (un peu plus de 98 francs) pour 50 heures. Et il affiche un coût d'acquisition du client inférieur à 15 euros depuis le début de l'année. Bien qu'il ne soit plus sous contrat avec aucune agence, Free diffuse actuellement une campagne - signée FCB - qui durera jusqu'à fin 2001. Candidat au dégroupage, le provider espère pouvoir proposer un accès à l'ADSL au cours du premier semestre 2002.

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