Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

PRESSE

Christian Brégou, de Pinault à Arnault

05/10/2001

L'ancien patron de CEP Communication succède à Fabrice Larue à la tête de DI Group, la filiale médias de LVMH. Proche de François Pinault, il entre pourtant au service de Bernard Arnault.

On le disait proche de François Pinault, le propriétaire duPointet d'Historia, dont il avait pris la présidence du directoire en 1999. Signe des temps, alors que l'homme d'affaires breton vient de se réconcilier avec Bernard Arnault autour de Gucci, Christian Brégou prend la présidence de DI Group, la filiale de LVMH dans les médias (La Tribune,Investir, Radio Classique, etc.).

L'ancien PDG de CEP Communication, l'activité de presse professionnelle d'Havas, est, comme à son habitude, peu loquace :« Je vais simplement apprendre, rencontrer les gens, tenter de faire les meilleurs journaux possible et les développer. »À soixante ans, il mettra sans doute au service de son nouveau patron son expérience et son ambition de développement. Avec le soutien de François Pinault, on lui doit aussi le projet d'un quotidien libéral en 1999. Et la rumeur lui prête - ce que dément l'intéressé - la volonté d'avoir voulu faire entrer Pinault dansLe Figaro, alors qu'il avait la charge d'une mission« d'assistance et de conseil », en 1997, au sein de la Socpresse.

À son nouveau poste, Christian Brégou succède à Fabrice Larue, qui a porté en cinq ans le chiffre d'affaires de DI Group de 58 millions à 168 millions d'euros (soit de 380,46 millions à 1,10 milliard de francs).« Je suis un entrepreneur qui a oeuvré dans une situation de redressement des entreprises »,explique Fabrice Larue.

Désaccord avec son actionnaire

Aujourd'hui, DI Group réalise 45 % de son activité viaLa Tribune, pour la première fois bénéficiaire en 2000, et affiche une rentabilité de 10 %. Artisan du rachat de Radio Classique et de la création de DI Régie, Fabrice Larue s'est, semble-t-il, heurté à Bernard Arnault après avoir créé il y a deux ans la Financière Fabrice Larue (FIFL). Actionnaire de DI Group, cette société fourmillait de projets de développement. Elle a ainsi jeté les bases d'un rapprochement avec un groupe européen et construit un scénario d'introduction en Bourse avec, à la clé, une prise de participation de l'équipe dirigeante. Bernard Arnault a-t-il alors eu peur de perdre le contrôle de son groupe ?« Nous avons étudié cinquante dossiers d'acquisition et nous en avons retenu trois, dans la presse, dans la télévision et dans la radio,affirme Fabrice Larue.Mais tout s'est fait en accord avec l'actionnaire. »

Désormais, l'entrepreneur maintient ses projets, avec l'appui d'investisseurs. Il devrait notamment s'intéresser à LV&Co (MFM et Voltage), où des participations avait été prises en dehors de DI Group...

Envoyer par mail un article

Christian Brégou, de Pinault à Arnault

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.