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TÉLÉVISION

État d'urgence pour les chaînes thématiques

19/10/2001

Le 10 octobre, la chaîne d'informations boursières Initiés TV annonçait la« suspension provisoire »de son antenne. C'est la première disparition d'une chaîne depuis la fin de Spectacle, en 1997.« Sûrement pas la dernière »,n'hésite pas à affirmer Philippe Chazal, le président de l'association des chaînes du câble et du satellite (l'Acces). Il vient de décréter, au Mipcom à Cannes,« l'état d'urgence ».Parmi les plus menacées, Régions, dont la légitimité est contestée, y compris à France Télévision, ou encore Santé Vie, à laquelle Arnaud Lagardère ne croit plus. Malgré une progression continue du nombre des abonnés (11,36 millions à fin juin 2001, soit +10,9 % sur un an) et un chiffre d'affaires global de plus de 762 millions d'euros (5 milliards de francs), seules dix-neuf des quatre-vingt seize chaînes thématiques françaises sont à l'équilibre, selon le bilan 2000 du Conseil supérieur de l'audiovisuel.

Une part encore faible de recettes publicitaires

Le marché publicitaire peut-il faire vivre autant de chaînes ? La dernière étude d'audience Mediacabsat, publiée fin août, montre que la majorité des chaînes plafonnent à moins de 0,5 % de part d'audience.« Peu importe qu'une chaîne ne soit créditée que de 0,1 ou 0,2 % de part d'audience,rétorque Philippe Chazal,si ces quelques milliers de téléspectateurs existent, qu'ils sont très identifiés et qualifiés. »Ce discours ne convainc pas les annonceurs. Si les recettes publicitaires atteignaient environ 140 millions d'euros (un montant de l'ordre de 900 millions de francs) en 2000, cela ne représente encore que 17 % du total des dépenses publicitaires investies en télévision. La tendance qui veut que la plus grande part des budgets reste concentrée sur les chaînes les plus porteuses risque de s'accentuer.

Quant aux relations avec les câblo-opérateurs,« elles se sont encore dégradées »,déplore Philippe Chazal. Certaines sources évoquent une baisse de 50 % des rémunérations des chaînes.« Cela frise désormais l'indécence et les câblo-opérateurs s'entêtent à nous faire payer la bande passante[la reprise sur les réseaux] », regrette Éric Brion, le secrétaire général de l'Acces. La crainte est maintenant celle d'une contagion au satellite. L'association demande donc l'intervention du CSA afin de clarifier les relations entre éditeurs et distributeurs de chaînes. D'autant que la perspective du numérique terrestre fragilise le câble et le satellite.

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