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Radio

Radio France : Cavada, acte II

02/11/2001

Jean-Marie Cavada se présente pour un second mandat de cinq ans à la tête de la Maison Ronde. Avec un bilan jugé « globalement positif ».

C'est désormais officiel, Jean-Marie Cavada est bien candidat« au renouvellement de son mandat de PDG ».C'est par ces mots choisis que le président de Radio France a fait acte de candidature, le 26 octobre dernier, auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Une façon d'affirmer qu'il n'entend pas disputer un second mandat aux éventuels prétendants qui auraient, avant le 5 novembre, l'idée saugrenue de se faire connaître.

Le CSA l'entend ainsi, puisqu'il va auditionner le président sortant avant ses challengers. Avec la particularité que Jean-Marie Cavada, s'il est élu, sera touché par la limite d'âge de soixante-cinq ans avant la fin de son mandat. Au plus tard le 29 novembre, le CSA reconduirait alors jusqu'en février 2005 un homme de soixante et un ans qui, selon la loi d'août 2000, est désigné pour une durée de cinq ans.

Sur trois ans, un gain de 600 000 auditeurs

Pour Jacques Ricau, secrétaire général de la CFDT audiovisuel, Jean-Marie Cavada n'en est pas moins légitime :« Son bilan est globalement positif, la Maison Ronde est l'un des rares services publics qui se porte bien et les résultats d'audience sont bons[un gain de 600 000auditeurs sur trois ans avec 12,847 millions d'auditeurs, soit 26,9 % d'audience, en avril-juin2001]. » Dans la balance, il place d'abord la réussite du « plan bleu » qui a permis la fusion des locales de Radio France et de Radio bleue, tout en confortant l'audience en régions.« Les économies générées nous permettent de financer le développement »,explique François Desnoyers, directeur général délégué de Radio France, qui reconnaît néanmoins un léger déficit du groupe public en 2001. Des locales ont été ouvertes à Nice, Metz et Poitiers, et les villes de Tulle, Évreux et Toulon devraient suivre. Ne reste plus qu'à poursuivre ce développement local tout en modernisant l'antenne nationale.

L'action entreprise par Jean-Marie Cavada a également été marquée par un souci de dialogue, comme en témoigne l'accord sur les 35 heures, considéré comme un modèle du genre. Ses débuts de PDG furent pourtant chaotiques. À France Info, nul n'a oublié son arrivée tonitruante en 1999 pour fustiger la couverture du conflit du Kosovo.« C'est un président très présent,explique François Desnoyers,mais il parle aux salariés en usant de beaucoup de pédagogie. »

De la pédagogie, il lui en a fallu pour « vendre » à une entreprise rétive au changement sa stratégie de« marque ombrelle ».Derrière la bannière Radio France, ce sont désormais cinq stations - France Inter, France Info, France Bleue, France Musiques et France Culture- avec un directeur en titre qui se déclinent. Sans oublier Le Mouv, créé sous la présidence de Michel Boyon, dont Jean-Marie Cavada a assuré la survie.« Il a eu la vertu de projeter la maison dans un univers non pas de marketing hystérique mais de concurrence »,ajoute le numéro deux de Radio France.

L'autonomie des directions des radios (« chaînes »dans le langage maison) a ses limites.« Cette organisation responsabilise,estime Jacques Ricau,mais les synergies entre les différentes rédactions ont tendance à disparaître. Les directions de chaînes arrivent en fin de course. Il faut toutes les remplacer. »

Les trois ans à venir devront donc être marqués par un« projet ambitieux ».Avec ses trente-quatre salariés, la direction du développement multimédia est aux premières loges pour réussir le passage à la « thématisation » qui devrait permettre de créer des déclinaisons numériques de France Info sur le sport ou l'économie.

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