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PRESSE

Les quotidiens en ligne dégraissent

30/11/2001

La récession publicitaire touche de plein fouet les sites web des quotidiens nationaux. Contraints aux économies, ils coupent dans leurs effectifs.

Les équipes des quotidiens en ligne ne vont pas attendre le 1er janvier pour avoir la gueule de bois.« En un an, les investissements publicitaires dans les sites de presse ont chuté de plus de 50 % »,confie un éditeur. La réalité est bien plus sombre que les résultats de l'e-pub annoncés par l'IAB pour le premier semestre 2001 (- 14% par rapport au deuxième semestre 2000, mais stable par rapport au premier semestre). Les premières annonces de licenciements sont tombées la semaine dernière. Libération.fr supprime onze postes (quatre commerciaux et informaticiens, quatre secrétaires de rédaction et trois journalistes) sur une vingtaine. E-Paris, la filiale éditrice du site leparisien.com, sacrifie onze postes sur vingt-trois. Pour éviter les vagues, une base forfaitaire de 15 000 euros (100 000 francs) d'indemnités est proposée aux salariés licenciés. Le site, qui fonctionnait avec huit journalistes et quatre documentalistes, tournera désormais avec trois rédacteurs et sans documentaliste. Marc Pellerin, rédacteur en chef du site, détaché duParisien, retourne au sein de la rédaction papier. Ces mesures qui frappent de plein fouet la jeune équipe du Web, risquent de ne pas suffire. Le groupe Le Parisien ayant annoncé 12 millions d'euros (80 MF) de pertes pour 2001, il pourrait être contraint de « couper » ailleurs.

Le figaro.fr, lancé en octobre 2000, n'a pas encore annoncé de licenciements mais devrait prendre une décision d'ici la fin de l'année. L'équipe compte trente-deux personnes dont quatorze journalistes. D'ores et déjà, le site a réduit ses coûts de marketing et d'achat de contenus (comme le sport, les infos patrimoine et Reuters, dont le contrat est rompu). La Socpresse a en revanche officialisé la fermeture au 31 décembre de son city guide parisavenue.fr. Neuf personnes sont concernées.

Mauvais signe

De leur côté,Les Échos, malgré un résultat bénéficiaire, ont annoncé au comité d'entreprise leur intention de supprimer douze postes : trois à la régie filialisée Échofi, trois à l'administration des Échos SA et six (hors carte de presse) aux éditions électroniques qui comptent une cinquantaine de collaborateurs dont une vingtaine de journalistes. Le groupe a déjà mis en sommeil cet été mesfinances.fr.

Les licenciements aux echos.fr sont d'autant plus mauvais signe pour le marché que c'est le seul site média à avoir développé un modèle payant, qui ne repose donc pas exclusivement sur les revenus publicitaires.

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