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PRESSE QUOTIDIENNE

Les mauvais comptes du Parisien

18/12/2001

Entre recul de la publicité et surcoût lié à sa sortie des NMPP, Le Parisien prévoit un déficit record cette année, tout en cherchant des issues à la crise.

Après un exercice 2000 bénéficiaire,Le Parisien-Aujourd'hui en Frances'enfonce lourdement dans le rouge en 2001. L'année devrait s'achever sur une perte de 15,2 millions d'euros (100 millions de francs), pour un chiffre d'affaires de 167,7 millions d'euros (1,1 milliard de francs). Le quotidien du groupe Amaury paie à la fois la dégradation de la conjoncture publicitaire et les conséquences de sa politique de distribution.

Comme ses confrères,Le Parisiens'est fait surprendre par la crise : le budget 2001 tablait sur une progression de 16 %. Le chiffre d'affaires publicitaire de l'édition nationale baissera en réalité de 23 à 24 % et celui duParisienprogressera de 2%.« Ce manque à gagner représente 75 à 80 % du déficit »,indique Jacques Guérin, directeur général. La hausse de la diffusion duParisien-Aujourd'hui(DFP de 492 905 exemplaires en 2000-2001, en hausse de 12 955 ex.) n'a pu combler le déficit. Le reste des pertes est lié au conflit mené avec le Livre-CGT et les NMPP pour se distribuer seul. Outre les dix-sept jours d'absence des kiosques et les retards répétés, le développement de la Société de distribution et de vente duParisien, destinée à prendre le relais des NMPP, a nécessité le recrutement de nombreux salariés.

Face à cette conjoncture difficile, l'éditeur comprime ses coûts. Le site Internet a été amputé de onze salariés sur vingt-trois, et les projets de développement ont été mis en veille, comme en témoigne le départ de la responsable, Anne-Marie Finkelstein, DGA duParisien(elle est remplacée par Richard Metzger, jusqu'à lors directeur général de la régie Manchette Publicité). Amaury maintient cependant son programme de décentralisation de ses centres d'impression dans cinq sites en France. Coût de l'opération : 106 millions d'euros (700 MF).

Deux suppléments hebdomadaires à l'étude

Le Parisiencherche aujourd'hui de nouvelles issues. Le prix de vente en kiosques pourrait être porté à 0,85, voire 0,90 euro, contre 0,79 euro aujourd'hui.« Nous resterons dans des gammes de prix bas, il n'est pas question d'atteindre un euro »,promet Jacques Guérin. Pour justifier ce surcoût éventuel auprès de ses acheteurs, le titre s'engage dans une nouvelle politique de suppléments.TV hebdoest distribué avecLe Parisienchaque vendredi depuis la rentrée et deux suppléments, « Loisirs » le mercredi et « Auto-moto » le jeudi, sont actuellement à l'étude. Et des suppléments ponctuels pourraient être créés pour la fête du Cinéma, de la Musique, etc. Le groupe, qui espérait rester à l'équilibre dès 2000, table pour 2002 sur un nouveau déficit de 10,67 millions d'euros (70 MF).

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