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Presse

La PQR adopte un nouveau modèle économique

11/01/2002

Touchée par le retournement du marché publicitaire, la presse quotidienne régionale réduit ses investissements sur le Web et explore des modèles économiques payants.

Fin 2001 : licenciements en série dans la presse en ligne. DuParisienauxÉchosen passant parLe Figaro, les restrictions touchent la plupart des sites Web des quotidiens nationaux (cf.Stratégiesn°1215). La presse quotidienne régionale est elle aussi touchée. Face au retournement de la conjoncture, elle explore désormais deux voies : la réduction des dépenses et la facturation de l'accès au contenu.

Ainsi,Le Télégrammea réduit de moitié, en un an, son budget Web. Et ce n'est pas fini.« Nous avons manqué de prudence en lançant des sites tous azimuts,explique Jean-Yves Chalm, directeur délégué duTélégramme. Nous n'avons donc investi que 1,5 million d'euros en 2001. Et nous envisageons de diviser encore ce montant par deux cette année. »Ouest FranceMultimédia, filiale Internet deOuest France, qui estime son chiffre d'affaires 2001 à 2,75 millions d'euros, maintient ses investissements mais étend sa formule d'abonnement payant. Entreprises et collectivités peuvent, pour 380 à 1 525 euros par an selon l'option, accéder aux 42 éditions du journal dans leur intégralité, à un service d'alerte par mot clé, ainsi qu'aux archives depuis septembre 2000. Malgré un nombre d'abonnés encore modeste, Ouest France Multimédia prépare une offre grand public et pourrait être imitée par certains concurrents.

Comme tous les quotidiens régionaux, Ouest France continue néanmoins à proposer une partie de ses informations gratuitement. Une équipe de trois personnes est chargée de sélectionner environ 5 % du contenu pour le diffuser sur ouest-france.fr (320 000 visites par mois). Une rédaction Internet de deux personnes en fait autant pour sudouest.com. La plupart de ces sites, qui se rémunèrent d'abord sur la publicité, ne sont pas rentables.« Mais ce sont des accélérateurs d'audience pour les sites qu'on peut lancer »,explique Christian Philibert, directeur général de Ouest France Multimédia.

Se regrouper pour survivre

Parmi ces derniers, les sites de petites annonces sur l'immobilier, l'emploi ou l'automobile sont tous rentables. Les sites marchands, comme capsud ouest.com, un portail sur le vin, connaissent un moindre succès, au point queLe Télégrammea renoncé à paniersbretons.

Les groupes de presse se sont aussi associés pour créer des cityguides. Maville est un projet commun àOuest Franceet Spir.Sud Ouest,La Dépêche du MidietLa Nouvelle République du Centre-Ouestont lancé Viapolis. Une vingtaine de quotidiens les ont rejoints. Mais Vivalaville a été mis en sommeil au niveau national, ce qui n'empêche pas certains sites locaux de subsister, telLe Télégrammeà Brest, Nantes et Rennes.

Autre expérience : TV Web Régions. Détenu à 80 % par des groupes de presse et à 20 % par CanalWeb, ce réseau regroupeLe Parisien,La Nouvelle République du Centre-Ouest,La Montagne,Sud Ouest,La Dépêche du Midiet, depuis septembre,Ouest France, en lieu et place duTélégrammequi a dû, faute de moyens, se retirer. Si les recettes publicitaires restent infimes, la vente de savoir-faire aux acteurs économiques locaux laisse espérer l'équilibre d'ici à trois ans. La PQR doit encore patienter avant de trouver le modèle Internet idéal.

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