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LÉGISLATION

Le ministère prône l'indépendance

15/05/1998

Renforcer la place du cinéma français et la production indépendante, voilà toute la teneur des mesures édictées par Catherine Trautmann.

C'est juste avant l'ouverture du Festival de Cannes que Catherine Trautmann, la ministre de la Culture et de la Communication, a présenté au conseil des ministres ses mesures en faveur du cinéma français. Tenant compte des positions récemment affichées par les professionnels du secteur - qu'elle a d'ailleurs soutenus -, Catherine Trautmann s'est fixé trois objectifs: mieux préserver la place des indépendants pour mieux garantir la diversité de la création cinématograhique, élargir les débouchés du cinéma français et réaffirmer la dimension culturelle du septième art. Après s'être félicitée de la bonne santé du cinéma français et de ses performances en termes de fréquentation et de films produits, précisant que le montant global des investissements s'est établi à 4,6milliards de francs pour 1997, Catherine Trautmann a tenu«à défendre le principe du soutien et à le renforcer».Se méfiant des risques aujourd'hui affichés de concentration de la production, la ministre s'est engagée à donner dans son projet de loi une définition claire et précise de la production indépendante, qui fait aujourd'hui défaut. Dans la même lignée, les accords du Blic (Bureau de liaison de l'industrie cinématographique), signés l'été dernier, sont en passe d'être validés par décret. La même loi devrait aussi définir les obligations des nouveaux supports (chaînes thématiques, bouquets satellitaires, pay per view, vidéo et DVD) et en faire«de véritables financiers du secteur»,comme le sont déjà les chaînes de télévision nationales. Parallèlement, une meilleure fluidité des droits sera assurée, tandis que la chronologie de diffusion sur les différents médias sera adaptée, à condition que la part de marché du cinéma français diffusé y soit à chaque fois significative, c'est-à-dire proche des 35% obtenus en salles. La coproduction devrait, elle, connaître un nouveau développement grâce à la réforme de l'agrément, aux accords européens favorables aux implantations à l'étranger et à une volonté de renforcer les coopérations internationales avec le Fonds Sud. Concernant la distribution, la ministre a annoncé«une réforme en profondeur du soutien automatique».Une expérience de majoration de l'aide pour les films qui sortiront à l'été 1998 a reçu l'accord du ministère des Finances. Ce sera aussi le cas pour la distribution des premiers et deuxièmes films.

Pour une pluralité forte

La politique de l'exploitation est aussi révisée, pour garantir une pluralité forte. Le soutien automatique sera nettement plus favorable aux petites et moyennes salles, disposant de neuf écrans au maximum, tandis qu'un groupe d'experts doit s'attacher à proposer de nouvelles règles concernant l'attribution du soutien aux salles indépendantes, qui dépasse déjà les 150millions de francs par an. Enfin, les seuils pour la création et l'extension de multiplexes sont abaissés. Des obligations pourraient être prises pour favoriser la programmation de films français. On attend, pour la fête du Cinéma le 30juin, l'annonce d'une politique patrimoniale cinématographique.

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