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Finance

Le courtage en ligne se prépare à la concentration

25/01/2002

La chute de la Bourse a fait passer une année difficile aux courtiers en ligne français. Tous espèrent atteindre l'équilibre financier en 2002, prélude à une consolidation du secteur.

Pour les courtiers en ligne, 2001 sera à marquer d'une pierre noire. En France, le nombre d'actionnaires individuels a suivi le cours de la Bourse : après avoir fortement augmenté en 1999 et en 2000, il a reflué en 2001.« Le nombre d'ordres traités par nos membres est passé de 12 millions en 2000 à une dizaine de millions en 2001, alors même que la part de marché de Brokers Online a augmenté de 8 % »,indique Clémence Decortiat, déléguée générale de l'association qui regroupe vingt-deux e-brokers. La France compte encore une trentaine de courtiers actifs sur le marché. Certains développent une stratégie de niche, comme Bourse Direct ou Direct Finance. Ils côtoient des poids lourds comme Fimatex (Société générale), qui affiche quelque 70 000comptes et 2,3 millions d'ordres sur les trois premiers trimestres 2001, SelfTrade (HypoVereinsbank) qui a géré 55 000 comptes et 1,2 million de transactions sur 2001, Cortal (BNP-Paribas) ou Consors (Schmidtbank).

Si le secteur a échappé aux faillites, la plupart des acteurs étant adossés à de grands groupes bancaires, les e-brokers ont toutefois dû tailler dans leurs dépenses, notamment de communication. Fimatex, le numéro un en France, s'est séparé de 20 % de ses effectifs et a réduit son budget marketing de 47 %. Même ses dépenses informatiques ont été diminuées. Le courtier vient d'annoncer son retrait des marchés britannique et espagnol, qui représentaient 13 des 24 millions d'euros de pertes affichés par Fimatex au premier semestre 2001. «Nous avons jeté l'éponge car il était impossible à ces succursales de s'implanter durablement et d'atteindre l'équilibre financier dans les délais impartis »,commente Vincent Taupin, président de Fimatex.

Les offres s'étoffent et se diversifient

Pour compenser la baisse d'activité de ces derniers mois, les courtiers en ligne ont cherché à étoffer et diversifier leur offre, avec notamment des fonds communs de placement et des produits d'assurance sur la vie. Le pure player SelfTrade, fort de son nouveau statut de banque, a quant à lui élargi sa gamme de produits et propose des formules d'épargne et de crédit. Il a ouvert deux espaces à Paris et à Lyon, où des conseillers « en chair et en os » informent les clients. Il compte également faire distribuer son offre par des conseillers en gestion de patrimoine indépendants.

« La crise est relative,souligne Clémence Decortiat.Le secteur continue de croître. Même si les taux de croissance ne sont plus de 15 à 20 %, on enregistre toujours des ouvertures de comptes. »Le secteur ne devrait pas, pour autant, échapper à une restructuration, comme c'est déjà le cas en Allemagne, où Consors est à vendre à la suite des difficultés de sa maison mère, et où Comdirect a décidé de fermer ses filiales française et italienne. Dans l'Hexagone et outre-Rhin, les situations ne sont pas tout à fait comparables.« En Allemagne, le marché, déjà ancien et saturé, compte aujourd'hui 1,5 million de clients de courtiers en ligne, sur un total de 7 millions de boursicoteurs individuels,détaille Gwenaël Moy, directeur général France de SelfTrade.En France, il doit y avoir quelque 500 000 investisseurs individuels en ligne sur un total d'environ 6 millions. »L'objectif prioritaire des courtiers cette année est plutôt d'améliorer leur rentabilité.

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