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Presse magazine

« Les Inrocks ont gagné en maturité »

29/03/2002

Avec un guide des programmes de télévision, les Inrockuptibles nouvelle formule viennent-ils chasser sur les terres de Télérama ? Explications de Christian Fevret, cofondateur et rédacteur en chef de l'hebdomadaire.

Télévision.

« La télévision est devenue la pratique culturelle la plus partagée en France. C'est un sujet qui ne laisse personne indifférent. Au sein de la rédaction, cela va de l'abstinence à la boulimie. Avec le câble et le satellite, l'offre de programmes correspond mieux aux goûts de notre génération, à ce que nous défendons dansLes Inrocks.Réaliser un guide complet et décalé de vingt-cinq pages, c'est maintenant possible et même pertinent.Téléramadoit s'adresser à un lecteur moyen qui a 15 ou 20ans de plus que celui desInrocks. Téléraman'a pas inventé la télévision ! Il était temps de proposer une alternative, non ? Notre objectif est de fidéliser nos lecteurs. La moitié de nos acheteurs en kiosques ne nous lisent pas toutes les semaines. »

Publicité.

« Je n'aime pas la publicité à la radio. Sur les chaînes de télévision que je regarde, comme Paris Première et Canal Jimmy, il n'y en a pas beaucoup. Dans les journaux, en revanche, elle ne me dérange pas. La publicité nous a permis de vivre et nous permet de continuer à exister. Dans l'équation économique de la nouvelle formule que nous lançons, elle occupe une place assez importante. La moitié de notre pagination publicitaire provient de l'univers dit captif : nous sommes aujourd'hui le premier support de presse écrite pour l'industrie du disque. Quant à l'autre moitié, elle vient de la publicité commerciale. Nous devons encore progresser. Certaines régies développent des offres commerciales en direction des " early adopters ". Nous ne pouvions pas rester dans notre coin. On a discuté avec Interdeco, mais on a finalement fait affaire avec Nova en créant une régie commune. Nous partageons une certaine philosophie avec Nova, celle des journaux indépendants. Nous sommes complémentaires sans être concurrents : il est mensuel, nous sommes hebdomadaires ; 70 % de ses ventes sont réalisées à Paris et 30 % en province, nous, c'est l'inverse. »

Indépendance.

« Les premiers bénéfices datent de 2000, soit quinze ans après la création du journal... Des moments difficiles, nous en avons traversé ! Il y a une dizaine d'années, nous avons discuté avec Kevin Hand, qui préparait alors l'arrivée d'Emap sur le marché français. C'était après le vote de la loi Évin, la période était dure pour tous les journaux. Personne ne voulait de notre projet de passage de mensuel à hebdomadaire. Nous nous sommes rendu compte que nous aurions du mal à le monter seuls. Kevin Hand est venu nous voir. Il voulait surtout transformerLes InrocksenQfrançais. Ce n'est pas ce qui nous intéressait. Plus tard, à partir de 1996, nous avons discuté avecLe Mondeet avons crééAdenensemble, avant de lui revendre nos 50 %. Nous avons travaillé sur une prise de participation dans notre capital, mais il voulait la majorité. Le projet a capoté en janvier 1999. »

Maturité.

« Lors de la création desInrocksen 1986,j'avais vingt-deux ans. J'étais étudiant en droit et en philo à Nanterre. Je travaillais aussi à CVS, une radio libre de Versailles, et àToutes les Nouvelles de Versailles.Je jouais de la musique, mais très mal ! J'aimais beaucoup les journaux, l'écrit. Il y avaitLibérationetLes Cahiers du cinéma,mais pas de publications sur la musique que j'aimais. Je suis né à la musique avec la queue de la comète punk - le premier album que j'ai acheté estLondon Calling,du groupe Clash -, ce qu'on a appelé la new wave, ainsi qu'avec la soul et le rhythm and blues américains, de James Brown à Bruce Springsteen. Au départ,Les Inrocksreflétaient nos goûts personnels. Aujourd'hui, les sensibilités sont mélangées, le contenu s'est diversifié. Au final, le journal est plus ouvert, plus curieux. Il a gagné en maturité, et c'est normal. Au départ, il était moins généreux, il se construisait beaucoup " contre ", il était radical, un peu caricatural. En fait, c'était uniquement un journal de parti pris. à présent nous réalisons un vrai travail de journalisme et d'enquête. Nous avons conservé nos valeurs, mais nous sommes sûrement moins arrogants. »

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