Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

PRESSE QUOTIDIENNE

Les payants baissent : la faute des gratuits ?

19/04/2002

Le bilan des ventes de la presse quotidienne nationale sur la région parisienne montre un recul de 8,1 % au premier trimestre. En cause : la conjoncture plutôt que les gratuits.

Metro,lancé le 18 février, a deux mois derrière lui. Son poursuivant,20 Minutes,créé le 15 mars, tout juste un mois. La bruyante arrivée des deux quotidiens gratuits a-t-elle pesé sur les ventes des quotidiens payants ?« Nous ne ressentons aucun effet »,affirme Jacques Guérin, directeur général duParisien.Pourtant, en mars, le bilan de la presse parisienne n'est pas bon, selon Paris Diffusion Presse. Les ventes des quotidiens diffusés en semaine sur Paris et sa banlieue reculent de 9,8 % en moyenne. Les généralistes les plus touchés, par rapport à mars 2001, sontFrance Soir(-20,2 %),Libération(-16,1 %) etL'Humanité(-14,6 %).Le Parisien,qui assure désormais sa distribution par lui-même, limite la baisse de ses ventes à 4,5 %. Faut-il pour autant tout mettre sur le compte des gratuits ? Les éditeurs sont plus nuancés. Les Parisiens boudent, semble-t-il, la presse quotidienne depuis le début de l'année. Les ventes reculaient déjà de 5,4 % en janvier 2002, avant l'apparition deMetro.Sans compterLe Parisien,qui n'est plus intégralement distribué par les NMPP, la famille recule de 8,1 % au premier trimestre 2002.« Les chiffres sont mauvais depuis le 1er janvier,explique-t-on auParisien.Mais, à ce stade, rien ne permet de dire que le décrochage des ventes est lié à l'apparition des gratuits. »L'analyse est la même àFrance Soir. « Nous n'avons pas constaté de rupture de tendance, ni dans un sens ni dans l'autre »,constate Philippe Soing, directeur de la diffusion.Le Figaro,qui chutait déjà à -5,3 % en janvier et - 3,9 % en février, cède plus brutalement (9,6 %) en mars. Rien à voir avec les gratuits, affirme pourtant le directeur de la diffusion Frédérick Cassegrain :« Le mois de mars est totalement atypique : les élections municipales de l'an dernier avaient dopé les ventes à Paris où l'enjeu pour la droite était particulièrement important. »La campagne présidentielle n'a visiblement pas le même impact.

Envoyer par mail un article

Les payants baissent : la faute des gratuits ?

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.