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TÉLÉVISION

Télé-réalité : les clés d'un succès

26/04/2002

La télé-réalité a largement dominé les débats du dernier MIP-TV. À en juger par les nouveaux formats présentés, le filon est loin d'être épuisé.

La télé-réalité n'a pas dit son dernier mot. En dépit d'une perte de 2,4 millions de téléspectateurs pourLoft Story2, le 18 avril, lors de son deuxième jeudi de prime time, elle reste bien vivace. Et a même largement dominé les conférences du Marché international des programmes de télévision (MIP-TV), à Cannes, consacrées aux nouveaux formats.

Premier constat : ces programmes s'exportent à merveille. Selon l'étude « 2001, une année de télévision dans le monde » d'Eurodata TV, le format britanniqueQui veut gagner des millions ?, produit par Celador, a déjà été adopté par cinquante-cinq pays et figure parmi les dix meilleures audiences de l'année dans dix-sept pays. Plus « trash »,Survivora été décliné dans sept pays, dont la France sous l'appellationLes Aventuriers de Koh Lanta(sur TF1), etBig Brotherdans onze pays dont la France sous le nom deLoft Story(M6). Effet boule de neige : Endemol France, le producteur duLoft, aurait vendu le format à une chaîne québécoise.« Les gens veulent que les programmes leur parlent d'eux. Ils se comparent aux participants en se disant : "ça je le ferais, ça je ne le ferais pas"»,analyse Pascal Josèphe, le président du cabinet IMCA, pour expliquer le succès de la télé-réalité. Mais ce type de format s'usant rapidement, il faut sans cesse dénicher, parmi les quelque cinq mille nouveautés recensées par les cabinets IMCA et Nota, celui qui fera le gros succès d'audience de demain.

« Susciter l'excitation »

« Il faut avoir une bonne histoire à raconter et la vendre à une bonne chaîne »,explique Anna Brakenhielm, directrice générale de Strix. Parole d'expert : cette société de production suédoise est à l'origine deSurvivoret réalise 90 % de son chiffre d'affaires avec ce type de programmes. S'il n'existe, selon Anna Brakenhielm, aucune recette, certains ingrédients sont une garantie de succès.« Il faut surprendre, divertir, susciter l'excitation, l'identification et la tension. »

À cet égard, son nouveau projet devrait faire grand bruit. BaptiséSolidarity, il met en scène pendant trois mois le quotidien de quatorze bénévoles envoyés au sein d'une ONG. Tout en suivant l'avancée des projets humanitaires, les téléspectateurs sont appelés à faire des dons. Au menu : enfants faméliques, sang, cadavres, misère à gogo, le tout emballé avec un slogan on ne peut plus moralisateur : « Que faites-vous pour aider ? ».« C'est une sorte deTéléthongéant »,tempère Anna Brakenhielm, qui cherche à minimiser l'aspect racoleur et mercantile d'un programme qui intéresserait la chaîne suédoise TV4.

En France, aucune chaîne ne semble convaincue. France 3 vient de renoncer à son adaptation deLa Ferme, également issue du catalogue Strix. À France 2, les voix sont plus discordantes. Si Michèle Cotta, la directrice générale, déclare ne pas vouloir dépasser« les limites de la dignité humaine », elle avoue un intérêt pour certains formats un peu plus « soft » commeLe Protagoniste,diffusé sur Rai2 en Italie.

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