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Téléphonie mobile

Les promesses du SMS Plus

10/05/2002

Sur le modèle du Minitel et de l'Audiotel, le SMS Plus, minimessage surtaxé, devrait permettre aux éditeurs de lancer des services par texto économiquement viables pour eux.

D'ici à la fin juin, les services dits SMS Plus devraient enfin être lancés en France par les éditeurs de contenu. Déjà opérationnels dans plusieurs pays d'Europe, ces minimessages facturés à des tarifs différents selon la prestation demandée se font attendre depuis des mois. Le principe est simple : il s'agit pour les possesseurs de téléphone portable d'obtenir des services à valeur ajoutée via SMS en composant simplement cinq chiffres. Les tarifs de ces minimessages, légèrement supérieurs à celui des SMS traditionnels (0,15 euro), représentent la promesse d'une augmentation de revenus pour les opérateurs Orange, SFR et Bouygues Telecom, qui tirent déjà plus de 10 % de leurs recettes des textos. Et permettent d'envisager une rémunération pour les éditeurs de contenu.

Paliers tarifaires et répartition des revenus

L'utilisation des SMS a littéralement explosé dans le cadre des échanges dits interpersonnels de portable à portable. Quelque 3,3 milliards de ces messages ont été envoyés en France en 2001, et 7,5 milliards sont attendus cette année. Certains annonceurs ont compris tout le parti qu'ils pouvaient tirer de ce nouveau mode de communication. Une grande marque du groupe Danone a par exemple organisé, avec Netsize, société spécialisée dans l'acheminement de messages entre entreprises et opérateurs à travers toute l'Europe, un jeu par SMS non surtaxé en faisant imprimer sur ses bouteilles un numéro de téléphone permettant de gagner des lots.

Avec le SMS Plus, les éditeurs vont à leur tour pouvoir développer des services économiquement viables par texto. Certes, des divergences subsistent entre le Groupement des éditeurs de services en ligne (Geste), d'une part, et Orange, Bouygues Telecom et SFR, d'autre part. Mais les opérateurs ont tout intérêt à négocier.« Si ce n'est pas financièrement intéressant, nous ne nous lancerons pas »,souligne Emmanuel Cacheux, directeur multimédia deLa Tribune,qui a organisé l'une des neuf expérimentations faite en début d'année pour tester l'attrait de ces services auprès des clients.

Les opérateurs proposent actuellement aux éditeurs trois paliers tarifaires : 0,05 euro, 0,20 euro et 0,35 euro, correspondant chacun à un préfixe précis. Ils demandent également à percevoir jusqu'à 40 % de la surtaxe, à charge pour les éditeurs de créer et d'assurer la promotion du service avec le solde.« Pour nous, l'opération a été déficitaire »,explique Emmanuel Cacheux.La Tribunea proposé une application sur le palier haut (0,35 euro) permettant aux utilisateurs de recevoir sur demande et en temps réel les cours de Bourse des sociétés qui les intéressaient.« Nous avons reçu quelques milliers de messages seulement,commente Emmanuel Cacheux.Question de cible sans doute, mais aussi de répartition des revenus trop déséquilibrée. »Une opinion que partage le Geste, qui plaide notamment pour une hausse des reversements aux éditeurs et pour la création de paliers tarifaires plus élevés.« Deux paliers de plus, jusqu'à 1,50 euro, devraient voir le jour d'ici à 2003 »,espère Laure de Lataillade, directrice du Geste.

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