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E-commerce

Les sites musicaux payants dans l'ornière

24/05/2002

Les déconvenues de Napster n'ont en rien résolu le piratage de la musique sur Internet. Aucune offre payante ne répond aujourd'hui aux attentes des internautes.

Napster sauvé de la faillite? Vendredi 17mai, Bertelsmann a pris le contrôle du site américain d'échange gratuit de fichiers musicaux pour 8,7millions d'euros. De quoi permettre à Napster de relancer son projet de distribution payante de musique numérique. En mars 2001, le célèbre site pirate, qui a compté jusqu'à 60 millions d'utilisateurs, avait été rattrapé par la justice, saisie par les majors du disque. Napster interdit, d'autres sites pirates comme Kazaa, Audiogalaxy ou Morpheus, ont depuis pris le relais. Kazaa revendique 30 millions de téléchargements depuis 1996 et près de 500 000 surfeurs connectés en permanence.

Ces nouveaux pirates sont plus difficiles à attaquer que Napster car, dépourvus de serveur central regroupant les fichiers échangés, ils ne peuvent être tenus pour responsables de ces échanges entre internautes. La justice hollandaise a débouté l'organisme de défense des droits d'auteurs qui demandait l'arrêt de Kazaa. La justice américaine doit, elle, se prononcer en septembre prochain sur les cas de Kazaa et Morpheus.

Le marché ne décolle pas

Quelle que soit sa décision, les majors n'en ont pas fini avec les pirates, d'autant que ceux-ci fournissent gratuitement des morceaux de musique sans distinction de catalogues. Les services payants lancés jusqu'à présent n'atteignent pas ce niveau d'exhaustivité. Car ils émanent soit des majors, qui ne proposent que leurs artistes (Pressplay, Musicnet), soit de distributeurs - magasins traditionnels (Virgin, Fnac), e-détaillants (Amazon, Alapage), médias (NRJ, M6net) ou portails (Tiscali, MSN, Wanadoo) - qui tentent d'obtenir les droits de diffusion numérique. Les maisons de disques gardent jalousement leur catalogue.

Universal Music rêve de maîtriser toute la chaîne de valeurs, du chanteur au consommateur, et d'imposer ses prix au marché. Les autres, Sony, Virgin, BMG, Warner et EMI, font du coup par coup. Cette stratégie interdit au marché de décoller. Lancés aux États-Unis en décembre dernier, Pressplay (Universal et Sony Music) et Musicnet (AOL Time Warner, EMI et BMG) n'émergent pas et ne sont pas présents en Europe. Pressplay a mis en sommeil son bureau londonien et reporte son lancement en Europe, attendu cet été, à 2003. En France, Universal distribue son catalogue via e-compil.com.

Selon le cabinet eMarketer, 1 % des surfeurs utilisent exclusivement des services payants aux États-Unis contre 92 % des sites gratuits et 7 % des sites mixtes. Musicnet n'a enregistré que 40 000 inscriptions depuis son lancement. Son offre présente de nombreux inconvénients : pour 11 euros par mois, ses abonnés ne peuvent conserver plus de trente jours les titres qu'ils téléchargent, ni les transférer sur un lecteur MP3, ni les graver.

En autorisant ses clients à graver quelques titres, Pressplay fait à peine mieux.« Comment les majors peuvent-elles à la fois s'indigner contre les sites pirates et empêcher les distributeurs de faire leur métier ? »,interroge Jean Reinhardt, président de Virginmega, la filiale de Megastore qui a lancé son site début mai avec seulement quatre cents titres provenant de deux labels indépendants, Naïve et Wagram.

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