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Numérique terrestre

La bataille de la diffusion

07/06/2002

Trois candidats se disputent la diffusion de la télévision numérique terrestre. Tous déplorent les imprécisions de la loi audiovisuelle.

Qui va assurer la diffusion de la télévision numérique terrestre ? Cette question est le dernier maillon de la chaîne dans la création de la future TNT, qui devrait voir le jour en 2003. Une fois les chaînes choisies, en juillet, par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), les six multiplexes constitués (chacun regroupant cinq chaînes) désigneront des sociétés de gestion, qui elles-mêmes choisiront, cet automne, leur diffuseur. Si TDF détenait jusqu'à présent le monopole de la diffusion analogique, la loi d'août 2000 a décidé d'ouvrir le marché pour la TNT. Deux nouveaux entrants se sont engouffrés dans la brèche : Towercast et Antalis TV.

Filiale à 100 % de NRJ Group, Towercast, qui occupe déjà 25 % du marché de la diffusion radio, met en avant son expertise technique et un réseau de 720 émetteurs. De son côté, Antalis TV a tout à créer. Fondée à l'été 2000 par Philippe Lévrier, nommé conseiller au CSA en janvier 2001, et Xavier Gouyou-Beauchamps, ancien PDG de France Télévisions et de TDF, Antalis TV a noué en mars 2001 un partenariat avec British Telecom Broadcast Services, qui assurera le transport des signaux.

En janvier dernier, Antalis TV s'est propulsée à l'avant-scène en dénonçant les pratiques de TDF concernant l'accès aux sites de diffusion, jugées anticoncurrentielles.« Les délais imposés par la loi, qui prévoit un déploiement début 2003, étant très courts, nous n'avons pas le temps de construire un réseau. Nous sommes contraints de louer au prix fort - soit 40 % de nos coûts - les pylônes de TDF », explique Xavier Gouyou-Beauchamps. Antalis TV a alors porté l'affaire devant le Conseil de la concurrence, Towercast refusant de suivre.« Nous n'avons aucun intérêt à nous engager dans une procédure lourde, longue et coûteuse »,explique Hugues Martinet, son directeur marketing et commercial. Le 11 avril, le Conseil de la concurrence n'a pas exclu une possible position dominante de TDF, sommé du coup de revoir ses tarifs, de façon« plus transparente »et« non discriminatoire ». Saisie par TDF, la cour d'appel est plus modérée. Elle considère que les vingt-neuf sites de TDF retenus par le CSA ne sont pas des« infrastructures essentielles ».« Ce qui signifie que les nouveaux entrants ont la liberté de créer leur propre réseau d'émetteurs »,traduit Thierry Bernard, le directeur de la communication de TDF. Par ailleurs, TDF devra aligner ses tarifs en fonction du service rendu et non plus seulement en rapport avec les coûts des installations.

Qui va payer ?

Car c'est bien là que se situe le fond de l'affaire. Le passage au numérique nécessite de réaménager quelque 1 500 sites en France, dont 500 pour la première phase. Coût estimé de l'opération : entre 15 et 45 millions d'euros, selon TDF. Nul ne sait qui va payer. Les chaînes, comme c'est actuellement le cas pour les chaînes analogiques ?« Ce serait naturel et logique »,considère TDF. Les diffuseurs ?« Impossible d'engager de tels investissements tant que nous ne connaissons pas nos futurs clients »,estime Cédric Salort, directeur de projet Antalis TV. Le jeu en vaut toutefois peut-être la chandelle, avec un chiffre d'affaires estimé de plus de 30 millions d'euros par multiplexe (source Towercast)...

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