Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

AUDIOVISUEL D'ENTREPRISE

Georges Pessis: l'heure du renouveau

29/05/1998

Georges Pessis n'est pas seulement réalisateur de films de commande. S'il promène, depuis plus de trente ans, sa caméra à l'intérieur des entreprises, sur lesquelles il a réalisé entre cent cinquante et deux cents films, il est aussi enseignant et surtout l'un des rares auteurs sur le sujet. Son quatrième ouvrage, intituléEntreprise et Cinéma-Cent ans d'images,vient de paraître à La Documentation française. Il s'éloigne de ses livres précédents, plutôt consacrés à la technique de ce type particulier d'audiovisuel. Son propos: relater l'histoire du film de commande en France. Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à l'histoire du film d'entreprise? Georges Pessis. Au moment du centenaire du cinéma, j'ai été frappé de constater que le film considéré comme fondateur de cet art,La Sortie des usinesde Louis Lumière, était en fait, dans ses trois différentes versions, un film de commande. Quelles sont les grandes étapes de l'histoire du film de commande en France? G.P. Les débuts du film d'entreprise ont été un peu ce que la réclame fut à la publicité: de l'information. Au départ, les industriels avaient envie de montrer leurs usines, leurs ouvriers, leur organisation. Quand le cinéma, dans les années trente, a acquis son langage et sa grammaire, les films de commande sont alors devenus de vrais documentaires. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le développement de la communication a conduit à donner un sens au-delà de l'objet montré, tout en enrobant les propos d'une forme attrayante. Les Trente Glorieuses ont donné des films magnifiques avec de beaux budgets, qui ont attiré les réalisateurs de long métrage. Puis est survenue la crise, particulièrement forte dans ce secteur... G.P. Depuis l'arrivée des directeurs de communication, qui ont une vision plus rationnelle de leur métier tout en connaissant mal le langage audiovisuel, le film d'entreprise est sorti du documentaire pour devenir une incitation. Ce fut alors la mode des clips, des comédiens à travers lesquels l'entreprise ne trouvait pas vraiment son compte, puisque ces films existaient mais sans réelle diffusion. Le secteur a alors connu une crise très forte, les budgets étant devenus très bas. Et aujourd'hui, qu'en est-il? G.P. Depuis deux ans, on note un renouveau. Après l'époque du documentaire, c'est aujourd'hui le règne du reportage de télévision. Mais la qualité est très bonne. Les films présentés au Festival de Biarritz cette année sont sur un plan technique bien meilleurs qu'avant et très bien réalisés. Peut-être parce que les entreprises y investissent un peu plus, mais surtout parce que la réflexion menée en amont est nettement plus aboutie. Quel avenir prévoyez-vous pour le secteur? G.P. C'est impossible à dire. Mais je pense qu'à travers des réseaux tels l'Internet ou l'Intranet, les films d'entreprise vont retrouver une nouvelle place. Ils vont également permettre, comme le développement des télévisions, d'assurer une diffusion de ces images. L'intérêt pour les histoires d'entreprises, comme le prouve la naissance de maisons d'édition spécialisées, sera-t-il favorable? G.P. Certainement, car ces films sont de véritables documentaires. Pour le centenaire de Renault, beaucoup d'images ont été utilisées, par les télévisions notamment. Elles ont été vues par des millions de spectateurs. Avec le développement des réseaux et l'intérêt croissant pour le patrimoine des entreprises, le film de commande pourrait ainsi connaître une nouvelle jeunesse et un nouveau style, car sa cible sera dorénavant identifiée.

Envoyer par mail un article

Georges Pessis: l'heure du renouveau

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.

Plus d’informations sur les agences avec les Guides Stratégies