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AUDIOVISUEL

Aillagon, une pierre dans le jardin de Tessier

30/08/2002

Les mots suffiront-ils à panser les plaies ? Au cours de son allocution, le 26 août, à Hourtin, Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture et de la Communication, a estimé qu'il s'était exprimé à propos de France Télévisions d'une façon« que certains ont jugé abrupte »,mais qui était en fait« affectueuse ».Il fallait au moins cela pour faire oublier une note confidentielle, dévoilée cet été dans la presse, qui préconisait de concentrer l'effort de développement public dans le numérique terrestre sur les seules chaînes régionales. Au grand dam des projets de chaînes d'information et de rediffusion, qui représentent« beaucoup d'argent »,selon le ministre chargé de mener à bien le projet de« CNN à la française »voulu par Jacques Chirac. Promis à une réduction de ses dépenses dans la future loi de finances, le ministère de la Culture et de la Communication est tenté de ne pas verser au groupe public l'intégralité des 150 millions d'euros promis par le précédent gouvernement au titre de la TNT.

Hausse de la redevance à double tranchant

En outre, la mission confiée avant l'été à Catherine Clément doit rappeler à Marc Tessier, président de France Télévisions,« l'esprit de service public ».Jean-Jacques Aillagon veut mettre au centre de son action le rôle de diffuseur culturel de la télévision publique. Cela suppose un accroissement des recettes du groupe audiovisuel. D'où la volonté d'accroître de 3 % la redevance, histoire de contrer le manque à gagner que supposerait cette politique sur l'audience. Est-ce pour autant une bonne nouvelle pour Marc Tessier ? Si elle est alignée sur la taxe d'habitation, comme le souhaite le ministre, la redevance rentrera dans le budget de l'État et pourra faire l'objet chaque année d'une variation à la baisse.

France Télévisions n'est en outre pas assurée, dans l'immédiat, de pouvoir compter sur l'ouverture des secteurs interdits de publicité TV. À Hourtin, Jean-Jacques Aillagon a simplement promis pour la rentrée« une concertation avec les professionnels concernés »,pour répondre à la mise en demeure de la Commission européenne. Une façon de donner du temps au temps alors qu'il renvoie au résultat de la mission confiée à Michel Boyon sur la TNT, le 15 octobre, l'épineuse question du nombre de chaînes de France Télévisions.

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