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Presse

Le Point façon FOG

13/09/2002

Le news magazine créé par Claude Imbert fête ses trente ans en ayant retrouvé dynamisme et agressivité sur le marché de la vente au numéro. À la barre : son directeur, Franz-Olivier Giesbert.

Pour fêter ses trente ans, le 10 septembre,Le Pointavait choisi le cadre antique du musée du Louvre. Le plus discret des magazines d'actualité vit pourtant ces temps-ci un dépoussiérage de choc. Aux commandes, Franz-Olivier Giesbert, arrivé en septembre 2000. En deux ans, l'ex-patron des rédactions duFigaroet duNouvel Observateurpeut se targuer de résultats enviables. La diffusion payée en France duPointa bondi de 8,7 % en 2001, à 329 073 exemplaires. Soit la plus forte hausse en pourcentage des grands magazines d'actualité. La vente au numéro, véritable baromètre du succès de la presse d'actualité s'est, elle, envolée de 23,9 %. Et la spirale vertueuse ne semble guère s'épuiser. Le titre créé en 1972 sous la houlette de Claude Imbert, qui signe toujours l'édito d'ouverture, table sur une progression de quelque 5 % en 2002.

En interne, un électrochoc

S'il reste loin derrière ses confrères,L'ExpressetLe Nouvel Observateur, Le Pointse paie tout de même le luxe de les devancer en kiosques sur les grands événements. Au lendemain du 11 septembre 2001, son numéro titré « État de guerre » a été vendu en kiosques à 182 000exemplaires, ce qui représente le meilleur score de ces cinq dernières années. Après le premier tour de l'élection présidentielle, son « État de choc » a totalisé 141 700 ventes au compteur, soit le deuxième score de ces cinq dernières années. Pas si mal pour un titre traditionnellement assis sur un épais matelas d'abonnés (environ 65% des ventes), comme ses concurrents.

En interne, l'arrivée de FOG a été vécue comme un électrochoc.« Giesbert n'a pas reçu mandat de pantoufler »,reconnaît Bernard Wouts, PDG duPoint. Selon lui, l'homme s'investit beaucoup, et ce malgré ses fonctions d'animateur sur France3 àCulture et Dépendances.« Ce dynamisme a un prix,soupire un représentant du personnel.Le rythme, la cadence et le volume de travail se sont nettement accrus. D'autant que les 35 heures se sont greffées là-dessus et que nous n'avons pas embauché suffisamment. »

Au lance-flammes

Les syndicats sont discrets. En trente ans, le magazine classé au centre droit n'a jamais connu une seule grève. Face à une rédaction peu vindicative, FOG a pu électriser les équipes sans grands risques - et ne s'en est pas privé.« Je suis chiant, insatisfait, je remets en cause les trucs tout le temps, je cherche la petite bête »,reconnaît-il.

Sur la forme, la nouvelle formule lancée en janvier 2001 a fait exploser le budget photos. À l'occasion, FOG n'hésite plus à disputer aux enchères un cliché avecParis Match. Sur le fond, la recette tient en quelques points, énoncés par le chef lui-même. Premièrement, élever le niveau, montrer au lectorat que tous les débats intellectuels sont dansLe Point. Deuxièmement, essayer de coller à l'état d'esprit du moment : les discussions sur l'économie ont beaucoup d'importance, comme la culture, les sciences ou les sujets féminins. Troisièmement, suivre l'actualité, prendre des positions fermes sans peur de choquer les conformistes.« Nous l'avons fait sans hésiter contre les 35 heures »,confesse-t-il. Enfin, unifier l'équipe du journal, éviter les bagarres internes.« Mais c'est vrai que j'ai tendance à traiter cela au lance-flammes »,ajoute-t-il.

FOG a également récupéré quelques vieilles recettes expérimentées auFigaro magazine:Le Pointréalise une ou deux couvertures régionales par semaine, parfois trois. Les autres news s'y sont mis. Autre botte secrète : une escouade légère de deux médecins et un journaliste travaillent de leur côté sur des dossiers au long cours et assurent plusieurs unes par an, comme le palmarès des hôpitaux. À chaque fois, les ventes suivent. Donné régulièrement partant pour des postes prestigieux, Giesbert dément imperturbablement et rappelle son ambition :« L'objectif est clair, je l'ai dit quand je suis arrivé : il consiste à faire duPointle grand hebdomadaire d'actualité français. »Le pari n'est pas encore gagné.

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