Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

PRESSE MAGAZINE

« Le service de La Poste n'est pas au point »

20/09/2002

Nommé président du Syndicat de la presse magazine et d'information (SPMI) avant l'été, Francis Morel fait le point sur les dossiers sensibles.

Le ministre de la Culture et de la Communication annonce une réunion des différents acteurs sur le dossier du portage des magazines aux abonnés pour la fin du mois. Où en êtes-vous à ce sujet ?

Francis Morel.C'est une très bonne initiative. Les négociations avec La Poste vont redémarrer simultanément fin septembre, sous la houlette de Bernard Wouts (1). Nous n'avons pas l'intention d'accepter les augmentations de tarifs qu'elle nous propose. Il faut que nous sortions de cette situation où nous sommes pieds et poings liés à cette entreprise. Aujourd'hui, la qualité du service n'est pas au rendez-vous. 15 à 20 % des magazines sont servis hors délai et nous ne constatons plus de progrès depuis un an.

Vous annoncez votre intention de créer votre propre structure. C'est un moyen de pression ?

F. M.Il ne s'agit en aucun cas d'un moyen de négociation. Une société sera effectivement créée fin septembre pour étudier des solutions de portage, notamment à Paris et dans les grandes villes. Nous y investirons de 500 000 à 800 000 euros sur deux ans. Nous avons lancé un appel d'offres auprès des sociétés de géocodage d'adresses et des transporteurs, et nous travaillons actuellement sur les problèmes informatiques de rapprochement des fichiers d'adresses. L'objectif, c'est que cette société soit opérationnelle courant 2004.

Avez-vous rassemblé d'autres éditeurs en dehors des adhérents du SPMI ?

F. M.À ce jour, le projet regroupe l'ensemble des éditeurs membres du SPMI et nous l'avons ouvert aux éditeurs intéressés du SPPMO (Syndicat professionnel de la presse magazine et d'opinion) Nous sommes une industrie comme une autre. Pour être libres, nous devons vendre nos produits, à savoir nos journaux. Aujourd'hui, nous distribuons quelque 330 millions d'objets et nous gérons 11 millions d'adresses. Pour les éditeurs de presse, c'est un dossier tout à fait capital. Nous ne pouvons nous permettre d'être à la fois chers et en retard.

Vous travaillez en faveur de l'accès de la presse à la publicité télévisée. Ce dossier vous paraît-il en bonne voie ?

F. M.Nous sommes à l'origine de la saisine de Bruxelles en octobre 2001. Nous avons reçu une réponse favorable en mai 2002 et nous attendons la réponse du ministre, qui a décidé de s'en occuper. Nous continuons à aller de l'avant. Pour nous, la décision de Bruxelles est logique : il n'y a aujourd'hui aucune raison d'interdire à la presse l'accès à la télévision. La protection du pluralisme qui était à l'origine de cette mesure n'a pas d'équivalent en Europe, et les enfants sont désormais largement soumis à la publicité pour d'autres produits, les jeux vidéo par exemple. Si nous voulons qu'ils lisent, commençons par cela.

(1) Bernard Wouts est président du directoire du Point et responsable de la commission du SPMI chargée des négociations avec La Poste.

Envoyer par mail un article

« Le service de La Poste n'est pas au point »

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.