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CINÉMA

Où vont les aides publiques?

05/06/1998

Plus de 500millions d'écus sont distribués annuellement pour le soutien de l'industrie cinématographique et audiovisuelle européenne.

Chaque année, plus de 500millions d'écus - soit plus 3,3milliards de francs - sont distribués par les fonds d'aides publiques au sein de l'Union européenne (UE). Avec plus de 370millions d'écus, la France arrive largement en tête, suivie de très loin par l'Allemagne (130millions) et l'Italie (95,5millions). Ce sont les principaux chiffres, datés de 1995, dernières données disponibles, qui ressortent de l'énorme étude que le Centre national de la cinématographie (CNC) et l'Observatoire européen de l'audiovisuel viennent de rendre publique. Rédigée en deux tomes, elle reprend dans sa première partie une analyse comparative des aides publiques consenties au cinéma et à l'audiovisuel dans dix-huit pays européens, et, dans un second recueil, à paraître cet été, des monographies par pays. Avec des modalités et des montants divers, en plus des 85millions d'écus distribués directement par les programmes européens Eurimages ou Média II, tous les pays participent au financement de leur cinéma ou de leur audiovisuel. Environ 90% de ces aides vont à la production, même si la France et l'Allemagne s'intéressent aussi à d'autres secteurs (distribution ou exploitation). Pourtant, depuis le début des années 90, les soutiens en amont de la production (à l'écriture, au développement ou à la préproduction) tendent à se développer. En règle générale, ces aides s'entendent plutôt comme un soutien des oeuvres bien plus que des entreprises, qui peuvent toutefois bénéficier d'incitations fiscales comme en Irlande, voire d'aides directes, comme le propose le nouveau dispositif du fonds de soutien de la Loterie nationale anglaise. Traditionnellement concentrées sur la production cinématographique, les aides publiques à l'audiovisuel sont toutefois en net développement depuis les années 80, sans qu'il soit toujours possible de faire clairement la distinction entre les deux types de production.

Des sources de financement variées

Avec 66% de ses moyens attribués à l'audiovisuel, la France fait exception, alors que la Grèce, l'Islande, l'Italie et la Suède n'interviennent pas du tout sur ce secteur. À l'inverse, c'est l'Italie qui consacre le plus de financement (91millions d'écus) aux longs métrages de cinéma, loin devant la France (60millions), l'Allemagne (34,5millions) et le Royaume-Uni (26millions). Ces aides sélectives sont plutôt attribuées en fonction de critères culturels, même si elles tendent à devenir de plus en plus pertinentes économiquement parlant, renforçant alors la notion d'industrie européenne du cinéma et de l'audiovisuel. Les sources de financement de ces aides publiques sont pour le moins variées. Elles proviennent intégralement de dotations publiques en Espagne ou au Danemark, régionales en Allemagne, principalement de l'exploitation en salles en Norvège ou en Suède, tandis qu'en France, aux Pays-Bas ou encore au Portugal, ce sont surtout les télévisions qui sont mises à contribution. Toutes ces politiques d'aides publiques ont eu pour conséquence de structurer l'industrie cinématographique et audiovisuelle européenne, de soutenir le développement de la production indépendante et de multiplier les sources de financements complémentaires provenant des télévisions et des banques.

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