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AUDIOVISUEL

La télévision nantaise attire les prétendants

15/11/2002

L'attribution d'une fréquence de télévision analogique sur Nantes avive la rivalité entre Patrick Le Lay, PDG de TV Breizh, et Yves de Chaisemartin, patron de la Socpresse.

Nantes est-elle ou non bretonne ? Cet éternel débat revient en force avec la candidature de TV Breizh à une fréquence de télévision analogique. L'appel d'offres du CSA vise à désigner l'opérateur d'une chaîne hertzienne locale qui touchera, en clair et gratuitement, 700 000 personnes de Nantes à Saint-Nazaire, le bassin de population le plus dense de l'Ouest. Deux autres appels d'offres ont été lancés pour Grenoble et la plaine du Forez, près de Saint-Étienne. L'instance de régulation ouvre ainsi des fréquences disponibles en attendant que se débloque le dossier de la TNT locale. Pour y répondre, TV Breizh, basée à Lorient, a monté la société TVB Nantes dont elle détient 49 %, aux côtés d'Ouest France (12 %), Artemis, le holding de François Pinault, TF1 et Mediaset (Berlusconi). En cas de succès, la levée de fonds serait de 3 millions d'euros pour un budget de 2 millions d'euros. Diffusée sur le satellite et le câble, TV Breizh a un besoin vital d'élargir son audience. Nantes serait une étape vers une couverture régionale en clair, ardemment réclamée par son PDG, Patrick Le Lay. Ouest France apportera de précieuses synergies rédactionnelles et commerciales, puisqu'il sera opérateur de la régie publicitaire à travers sa filiale Précom.

Séduire les annonceurs nationaux

En face, la Socpresse dispose aussi d'atouts. Déjà installé à Lyon et également candidat à Grenoble, le groupe présidé par Yves de Chaisemartin veut constituer un réseau de chaînes locales assez puissant et cohérent pour séduire les annonceurs nationaux. Le projet s'appuie sur son quotidienPresse-Océan, le Football club de Nantes (FCNA) et sur un partenariat avecLe Télégramme. Parmi les autres soutiens, celui de Daniel Augereau, PDG de la société de travail temporaire Synergie, sponsor du FCNA. À côté des deux favoris, Guy Barrier, exploitant la petite chaîne Télé 102 aux Sables-d'Olonne, n'a guère de chances de faire le poids. En revanche, l'idée de« télévision locale de service public »défendue par le collectif Télénantes ne manque pas d'arguments. L'association prévoit la création d'une société d'économie mixte à laquelle participeraient les collectivités locales et des sociétés du secteur mutualiste. Le projet est soutenu par de nombreuses structures culturelles ou éducatives. S'il manque d'engagements financiers solides pour tenir seul la barre, Télénantes pourrait bien intervenir comme un partenaire dans le cadre d'un temps d'antenne partagé. Réponse dans six mois, pour un lancement opérationnel fin 2003-début 2004.

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