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Audiovisuel

Télévision tout terrain pour le Dakar

06/12/2002

Le Dakar, qui démarre le 1er janvier 2003, est aussi une aventure audiovisuelle. Comment faire travailler une centaine de journalistes chaque jour dans un coin de désert différent...

C'est un rituel immuable. D'abord arrive l'Hercule C-130, suivi de l'Antonov, puis du petit Sky Van de France Télévisions. Ensuite, seulement, atterrit le reste de l'organisation : une petite quinzaine d'avions et une dizaine d'hélicoptères. Quand le Dakar arrive, ça se remarque. En quelques heures le moindre aéroport africain prend des airs de salon du Bourget. La 25e édition du célèbre rallye, dont le départ sera donné le 1er janvier prochain, n'échappera pas à la règle. La logistique d'Amaury Sport Organisation (ASO) doit être parfaitement huilée pour que la course se déroule dans les meilleures conditions. La couverture TV aussi.

Derrière les images se cachent en effet des exploits techniques quotidiens et une équipe de cent trente journalistes et techniciens.« Notre savoir-faire, ce sont les hommes,affirme Yann le Moenner, directeur du département médias d'ASO.C'est un vrai travail d'équipe. »Le Paris-Dakar, qui n'a de sénégalais que le nom (la dénomination officielle est le Telefonica-Dakar), partira de Marseille pour arriver en Égypte, à Sharm el Sheikh. Il a toujours été diffusé par France Télévisions, qui se repose en grande partie sur la production fournie par ASO.

Pas de grain de sable

L'organisation sportive, à travers sa filiale Sierra, réalise l'essentiel des images du rallye grâce à quatre hélicoptères, quatre voitures en course et plus de trente tonnes de matériel transportées dans deux gros porteurs. En janvier 2002, cinquante-six télévisions, dans cent soixante pays, ont diffusé trois cent trente heures de programmes consacrées au rallye. Sur place, ASO doit offrir des conditions optimales de travail à la trentaine de journalistes TV internationaux. Le coeur du dispositif se trouve dans un Hercule C-130. Cet avion gros porteur renferme une dizaine de cabines de montage. De là part chaque jour une heure de reportage pour toutes les télévisions du monde. Pas question qu'y rentre un grain de sable. On pénètre dans l'avion via un sas de dépoussiérage, et les mille cinq cents cassettes consommées passent toutes au nettoyage. Un Antonov transporte le reste du matériel : une dizaine de tonnes de câbles et d'antennes de diffusion.« Nous sommes les premiers à nous installer et aussi les derniers à ranger le soir,sourit Yann le Moenner.Ces avions ont deux avantages : ils décollent et atterrissent très court, et ils possèdent des réacteurs assez hauts afin que le sable ne s'envole pas. »À proximité des ailes des deux monstres se cale le petit Sky Van de France Télévisions, un avion à hélices que l'on croirait sorti de l'épopée de l'Aéropostale. Il renferme une véritable régie ambulante. Ici, pas de chichi s: les trente-deux personnes de l'équipe sont logées à la même enseigne, soit une tente igloo pour chacun, de Gérard Holtz à l'assistant. Et tout le monde met la main à la pâte. «Un authentique challenge humain »,souligne Jean-Maurice Ooghe, le réalisateur.

La chaîne française,« un véritable partenaire »,insiste-t-on chez ASO, est la seule à réaliser ses images. Elle dispose d'un journaliste dans chaque hélicoptère et de trois reporters chargés de suivre la vie des quatre cent quarante concurrents au sein du bivouac. Pour France Télévisions, le prix à payer est de 5,3 millions d'euros, droits et coûts de production compris. Une facture supportée en partie par la publicité et le parrainage. En janvier dernier, 500 000 euros ont ainsi été apportés par deux sponsors : Total, qui a renouvelé pour 2003, et Mitsubishi.

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