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PRESSE

Les quotidiens quittent le métro

10/01/2003

Le Figaro, Le Monde, Le Parisien, L'Équipe et Libération ont mis fin à leur expérience de distribution automatique en région parisienne.

Certains usagers du métro ne les avaient, paraît-il, pas encore remarqués... Les quatre-vingts distributeurs automatiques de presse présents depuis début 1999, à titre expérimental, dans les stations et les centres commerciaux parisiens seront démontés avant la fin du mois de janvier. Cette initiative des quotidiensLe Figaro, Le Monde, Le Parisien, L'ÉquipeetLibérationavait suscité beaucoup d'espoir de la part des éditeurs. Elle offrait une solution à la disparition de deux cent cinquante points de vente sur Paris Diffusion Presse, - soit 15 % du réseau, selon Yves de Chaisemartin, PDG duFigaro -,qui avait eu lieu entre 1996 et 2001.

Défections successives

L'expérience a officiellement pris fin le 23 décembre 2002 avec la discrète dissolution du GIE Presse Distribution automatique, qui gérait ce mode de distribution. En fait, les difficultés ont surgi dès la mise en chantier du projet. La phase test, comme le choix du design et la fabrication des prototypes, ont traîné en longueur. Lorsque le GIE est enfin parvenu à sortir de négociations complexes,L'Équipea décidé fin 2001 de quitter le navire, suivi duFigaro,alourdissant du coup le seuil de rentabilité. SiLe MondeetLe Parisientiraient leur épingle du jeu, avec respectivement une douzaine et une dizaine d'exemplaires en moyenne par « boîte » (soit un petit millier d'exemplaires par jour pourLe Monde),Libérationne diffusait que six à sept exemplaires etLe Figaro,handicapé par sa politique de diffusion gratuite, guère plus de deux ou trois. Loin du seuil de rentabilité fixé à quelque douze exemplaires par titre et par boîte. Le vol de monnaie, pratiqué parfois sur des distributeurs, a fait déborder le vase.« Nous étions les seuls avecLe Parisienà équilibrer. Or le succès de l'expérience exigeait que nous réussissions tous »,regrette Jean-Claude Harmignies, directeur commercial duMonde. « C'est dommage,confirme Philippe Auroy(Le Parisien),patron du GIE dissous.Le marché de la presse quotidienne nationale est très bas. Or nous pouvions créer trois cents à quatre cents points de vente ».Au total, le GIE cumulerait quelque 500 000 euros de pertes.

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