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PRESSE

La presse médicale en traitement de choc

17/01/2003

Longtemps accusée d'abuser de la diffusion gratuite pour doper son audience et son chiffre d'affaires publicitaire, la presse médicale vient de faire les frais d'un véritable coup de balai. Fin 2002, la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) a annoncé discrètement à quarante-deux titres adhérents au Syndicat national de la presse médicale (SNPM) et à d'autres magazines indépendants la suppression de leur numéro de commission paritaire. Une décision lourde de conséquences, puisque ce fameux numéro permet aux journaux de bénéficier, notamment, de tarifs postaux très avantageux.

« Nous sommes désormais en bon ordre,se félicite Alain Devanlay, le président du SNPM.Tous nos adhérents peuvent prouver que la moitié au moins de leurs abonnements a bien été payée. »Reste que le passage sous les fourches caudines de la CPPAP a fait des dégâts dans les comptes des éditeurs... Pour satisfaire aux critères requis, les hebdomadairesLe Généraliste, Panorama du médecin, La Revue du praticienetLe Concours médical,poids lourds publicitaires de la presse médicale, ont chacun fait passer, en trois ans, leur tirage de 60 000 à 40 000exemplaires. Ce qui leur a permis de conserver leur précieux numéro.

Mais un titre phare du secteur,Impact médecine,issu de la fusion en février 2002 d'Impact médecin hebdoet deConsulter,n'est pas parvenu à le conserver. La CPPAP n'a tenu compte que des abonnements souscrits àImpact médecinelui-même, à l'exclusion des abonnements transférés des deux anciens magazines vers le nouveau.« J'avais espéré une attitude plus compréhensive,commente Bruno Thomasset, directeur général du groupe Impact médecin.Nous avons engagé fin octobre 2002 une campagne de réabonnement par anticipation et représenté un dossier. »L'éditeur évalue le surcoût postal à 0,15 euro par exemplaire envoyé.

Situation délicate

Au-delà, les efforts financiers consentis pour doper les portefeuilles d'abonnements joints au marasme publicitaire ambiant ont placé les groupes de presse médicale en situation délicate.« En France, le marché a fini en baisse de 15 % en 2001. La chute devrait atteindre 20 % en 2002,évalue Jean-Christophe Goulemot, directeur général de Carat Santé.La baisse des diffusions devrait logiquement entraîner une réduction des prix, mais l'équation économique est presque impossible pour ces titres. » « Nos résultats sont déficitaires en 2002,reconnaît de son côté Bruno Thomasset.Il n'y a pas eu de plan social à proprement parler, mais une quinzaine de départs n'ont pas été remplacés. »

Dans ce contexte, le geste du gouvernement Raffarin a mis du baume au coeur dans ce secteur malmené. Fin novembre, il a supprimé la taxe de 10 % qui pesait sur les investissements publicitaires des entreprises pharmaceutiques dans les titres dotés d'un numéro de commission paritaire. Avec l'espoir de faire redémarrer la publicité. Cela suffira-t-il à ramener l'optimisme ? Pour y contribuer, le SNPM prépare une campagne de communication destinée à restaurer l'image de la presse médicale. Confiée à D'Arcy Corporate, elle est dotée d'un budget de 150 000 euros.

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