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Internet

Les sites santé n'ont pas la forme

14/02/2003

Avec la disparition de cvotresante.com, le secteur de la santé grand public sur le Web se réduit. Parmi les acteurs restants, chacun a son modèle. Reste à savoir qui sera le gagnant.

Le secteur des sites grand public positionnés sur la santé vient d'enregistrer une nouvelle victime... Le tribunal de commerce de Marseille a prononcé fin janvier la liquidation judiciaire de la société CI3S.com, éditrice du site cvotresante.com. Lancée en 2000 par le cardiologue Marc Salomon et l'ancienne ministre de la Santé Michèle Barzach, la société a enregistré une perte de 8,97 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 1,03 million d'euros sur son dernier exercice. Les raisons de cet échec restent à élucider (1), mais celui-ci n'en pose pas moins la question de l'avenir des sites de santé grand public.

Une année difficile

Plusieurs modèles s'affrontent. Leader en audience avec un million de visiteurs uniques par mois, le pure player Doctissimo tire l'essentiel de ses revenus de la publicité.« L'année qui vient de s'écouler a été difficile,reconnaît Cédric Tournay, directeur général de MedCost, Web agency spécialisée dans le secteur médical, qui édite le site.Mais nous prévoyons une diminution de notre perte - de 1,8 million d'euros en 2001 - pour 2002. »Avec un portefeuille d'annonceurs comme Procter&Gamble, Danone ou Colgate, Doctissimo continue à miser sur l'e-pub pour atteindre l'équilibre.« Nous ne nous fixons pas de délai précis,indique Cédric Tournay,car nous disposons de 10 millions d'euros de fonds propres, qui nous permettent d'attendre que d'autres annonceurs admettent l'intérêt de la publicité en ligne. »

Principal concurrent de Doctissimo, topsante.fr, déclinaison du magazineTop santé, dispose quant à lui d'une palette de revenus plus diversifiée. Édité par EMW, joint-venture entre Emap et Wanadoo, il accueille 300 000 visiteurs uniques par mois et vit de la publicité (30 %), de la vente de contenus (40 %) et de services payants comme le suivi de régime personnalisé (30 %).« Topsante.fr n'est pas rentable,admet Dominique Busso, directeur général d'EMW.Mais il ne coûte pas cher à produire car il bénéficie d'une partie du contenu et de la puissance de la marque du magazine. Il génère en outre quelques abonnements. »Même constat chez Tamaloo, lancé à l'origine avec le soutien de NRJ et racheté il y a un an par Axel Springer.« Les dirigeants de Tamaloo sont venus nous voir avec un projet de magazine qui a donné naissance àBien dans ma vie»,rappelle Nicolas Sauzay, directeur délégué du groupe. Et Tamaloo est devenue la chaîne santé des sites menshealth.fr et biendansmavie.fr.« Notre priorité reste le magazine,souligne Nicolas Sauzay.Nous n'investissons donc pas dans le développement du site. Mais nous le conservons parce qu'il nous amène des abonnés et nous permet de rester présents dans le secteur de la santé en ligne. »

Au-delà des pure players et des déclinaisons de magazines, un nouveau type de sites santé est par ailleurs en train d'émerger. Lancé en avril 2002 par les assureurs français Azur GMF et belge Smap, e-sante.fr propose une partie magazine et des guides spécialisés qui attirent 200 000 visiteurs uniques par mois.« La publicité représente quelque 20 % de nos revenus,précise Claude Friedrich, directeur d'e-sante.fr et de l'e-développement chez Azur-GMF.Le reste est issu de la commercialisation de notre " club ". »Pour 45 euros par an, les abonnés ont accès à un plateau téléphonique auquel ils peuvent poser toutes leurs questions.« La société est née de la volonté d'Azur GMF de se différencier en termes d'image de ses concurrents,explique Claude Friedrich.Nous n'espérons pas l'équilibre avant quatre ou cinq ans. »Tous les sites ne pourront sans doute pas attendre aussi longtemps...

(1) Dans son rapport, l'administrateur judiciaire a souligné « l'importance de la rémunération mensuelle du président du directoire », Marc Salomon, qui représentait près de la moitié du chiffre d'affaires mensuel du site (47 209 euros).

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