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AUDIOVISUEL

Avenir crypté pour Canal +

21/03/2003

En annonçant la suppression de quelque cinq cents emplois, la direction de Canal + a provoqué la première grève de l'histoire de la chaîne cryptée. L'avenir du groupe reste très confus.

Canal+ en grève, c'est du jamais vu... Annoncé le 12 mars, le plan social, qui prévoit la suppression de trois cent cinq emplois et l'externalisation de cent trente-huit autres, a provoqué la première grève de l'histoire de la chaîne cryptée, entraînant de très fortes perturbations à l'antenne. Une fois n'est pas coutume, le mouvement est mené dans un bel ensemble par les syndicats et par un personnel uni dans la tourmente. Le plan social touche toutes les entités du groupe, de la production à la distribution, des acquisitions à la régie, en passant par CanalSatellite, iTélévision et StudioCanal, la filiale de production cinématographique, sans oublier les trente-six salariés de la chaîne Demain qui restent dans l'attente d'un éventuel repreneur pour éviter la cessation d'activité. Toutes les catégories de personnel sont concernées, mais les techniciens et les administratifs devraient être les premières victimes du plan social. Pour les cent trente-huit postes externalisés, dont les contrats seront transférés chez des prestataires du groupe, ce sont les services généraux et l'informatique qui seront les plus touchés.

énorme gâchis

« Ce plan, difficile pour l'entreprise et ses collaborateurs, doit créer les conditions d'un rebond sur des bases commerciales robustes, tout en permettant plusieurs centaines de millions d'euros d'économies »,justifie la direction de Canal +. Restaurer l'équilibre financier du groupe, qui accuse un endettement de 5 milliards d'euros, c'est, avec la vente du siège, la conditionsine qua nonposée par Jean-René Fourtou, le PDG de Vivendi Universal, à une éventuelle recapitalisation du groupe, qui pourrait atteindre, selon le quotidienLe Figaro,3 milliards d'euros. En attendant, la direction de Canal+ tente de calmer le jeu. Estimant que les suppressions d'emploi n'ont rien d'inéluctable, les syndicats dénoncent, eux, l'absence de stratégie de développement du groupe et le manque de visibilité sur la grille de Canal +. Devant près de cinq cents salariés réunis en AG le 13 mars, Guillaume de Vergès, le directeur général délégué de Canal+, n'a apporté nulle précision.« On commence par supprimer les équipes de production interne, alors qu'on ne sait même pas ce qu'on veut faire. C'est un énorme gâchis »,déplore Jacques Ricau, secrétaire général du syndicat CFDT.

En vertu de l'accord de méthode signé par les organisations syndicales, celles-ci ont jusqu'à la mi-mai pour présenter contre-analyses et contre-propositions. Elles pourront s'appuyer sur le rapport d'audit du cabinet Raisonnances sur la situation de l'emploi à Canal +, dont les conclusions seront rendues en avril. En attendant, Bertrand Méheut, le PDG du groupe Canal +, sera reçu le 8 avril par le Conseil supérieur de l'audiovisuel, à qui il devra expliquer son projet.

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