
02/05/2003
Le Syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes (Sirti) s'est trouvé un allié en la personne du sénateur UMP de l'Essonne, Michel Pelchat.« Le Conseil supérieur de l'audiovisuel(CSA)devrait venir devant le Parlement pour préciser certains de ses choix,a lancé ce dernier le 23 avril devant les membres du syndicat.Ses décisions ont un caractère politique, et ce n'est pas à une autorité administrative de faire seule ce type de choix. Un certain nombre de décisions devraient être prises par le pouvoir politique. »Le lendemain, le président de l'instance, Dominique Baudis s'est déclaré tout à fait favorable à l'idée de rendre des comptes devant le Parlement.« Je vais déjà une dizaine de fois chaque année au Sénat. C'est notre rôle d'informer, mais encore faut-il qu'on nous le demande. »
En cause : les conditions d'attribution des fréquences, c'est-à-dire les choix des radios pouvant ou ne pouvant pas émettre, qui sont sous le feu des critiques.
Un contexte de saturation des ondes
Ce fut récemment le cas en Champagne-Ardenne où les radios indépendantes régionales se sont estimées lésées après la non-attribution à Champagne FM de deux fréquences, à Charleville-Mézières et à Sedan.« La radio se trouve dans un contexte de saturation des ondes. Pour chaque fréquence disponible, nous avons jusqu'à trente candidatures,se défend Dominique Baudis.Or, nous sommes contraints par une réalité physique. Le CSA ne s'inscrit pas dans une logique d'autorisation ou d'interdiction, mais dans une logique d'attribution de la ressource disponible. »Les futurs appels à candidature risquent d'être sportifs.
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