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TÉLÉVISION

Le difficile désengagement de Suez

16/05/2003

Le groupe cherche à céder ses actifs dans la communication. Dossier le plus abouti : Paris Première, où M6 fait figure de favori.

Président du conseil de surveillance de M6 depuis le décès de Jean Drucker, Albert Frère est plus que jamais l'un des hommes clés du paysage audiovisuel français. Actionnaire de référence et homme fort de Suez, avec 7,2 % du capital, et premier actionnaire de Bertelsmann via Electrafina (25,1 %), il est en mesure de peser sur le destin du groupe M6, du câblo-opérateur Noos et de la chaîne thématique Paris Première. Pas moins. Depuis quelques mois, le groupe Suez, que préside Gérard Mestrallet, cherche à alléger une dette de 26 milliards d'euros en se recentrant sur ses métiers historiques que sont l'eau, la propreté et l'énergie. Il veut encore réduire d'un tiers son endettement en 2003-2004 et compte pour cela, entre autres, sur la vente de ses participations dans M6 (37,4 %), Noos (50,1 %) et Paris Première (89,3 %).

Actions M6 sans repreneur

Pour Noos, certaines sources font état de discussions entamées avec LDCom, le groupe de Robert Louis-Dreyfus, dont Suez possède 17 %. Pour M6, la banque mandatée pour la vente, Rothschild et Cie, se heurte au poids dominant de RTL Group dans son capital (45,2 %).« Certes,explique un analyste financier,la part de Suez dans M6 repose sur une belle valorisation au vu des performances financières de la chaîne. Mais ni Lagardère, ni Bolloré, ni personne ne veut payer aussi cher une place de "sleeping partner". »Pour reprendre une formule que l'on prête à Albert Frère,« petit minoritaire, petit con ; gros minoritaire, gros con. »La convention de M6 signée avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) stipule en effet que cette chaîne a deux actionnaires de référence qui ont« l'égalité des droits de vote »(34 %). Pour sortir de l'impasse, la solution serait donc de créer un holding d'investisseurs financiers liés par un pacte d'actionnaires. à moins que M6 rachète ses propres actions ou que RTL Group monte au capital du groupe audiovisuel à la faveur d'une modification de la loi qui limite à 49 % la part d'un opérateur hertzien. Une hypothèse que Dominique Baudis, le président du CSA, ne voit pas d'un très bon oeil, estimant que« les états d'esprit en France »ne sont pas prêts à offrir sur un plateau une chaîne nationale à un actionnaire allemand.

Quoi qu'il en soit, le soutien d'Albert Frère est crucial. Ces derniers jours, M6 discutait avec Suez le rachat de Paris Première, dont il possède déjà 10,6 %, et qui pourrait trouver l'équilibre en intégrant le groupe audiovisuel. Lagardère et TF1 sont cependant intéressés. Avec un droit de préemption et 200 millions d'euros de trésorerie, M6 est favorite pour l'emporter sans même avoir besoin de l'aval de ses actionnaires. Mais le roi belge du PAF sera soucieux de ses intérêts autant dans Suez que dans RTL Group.

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