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PRESSE

Une échéance capitale pour la Socpresse

20/11/2003

Le groupe de presse pourrait être contraint de remodeler son capital pour faire face aux échéances de remboursement qui l'attendent en février 2004.

Les conversations s'intensifient autour du capital de la Socpresse, éditeur duFigaroet deL'Express,désormais détenu par deux familles : Hersant pour 70 % et Dassault pour 30 %. À l'origine de cette accélération, la proximité d'une échéance financière majeure fixée à fin février 2004 : le remboursement d'un prêt de 220 à 235 millions d'euros (sous forme d'avance en compte courant) accordé par Dassault à la Socpresse, fin août 2002, lors du rachat du groupe Express-Expansion par celle-ci. Un prêt assorti d'un faible taux d'intérêt et garanti par un remboursement en actions. Un point que le groupe Dassault se refuse à commenter. De son côté, Yves de Chaisemartin, PDG de la Socpresse, n'a pas pu être joint parStratégies.

Un remboursement de cette dette en numéraire paraît peu probable, car la situation financière de la Socpresse, touchée comme les autres éditeurs par la crise de la publicité, s'est dégradée ces dernières années. Par ailleurs, outre cette dette contractée à l'égard des Dassault, le groupe garderait toujours son ancienne ardoise, soit 250 à 300 millions d'euros empruntés auprès d'un pool bancaire conduit par BNP-Paribas. Devant la dégradation des résultats annuels, celui-ci négocierait fermement le renouvellement de ses lignes de crédits.

Pour trouver une issue à cette pression financière, les dirigeants de la Socpresse étudient deux options. La première - et la plus simple - serait une nouvelle montée des Dassault au capital du groupe de presse. La conversion en actions Socpresse de l'avance en compte courant consentie par l'avionneur porterait sa participation de 30 % à 45 % environ. Du coup, Dassault serait tout proche du contrôle de la Socpresse. Mais, pour passer la barre des 50 %, l'industriel devrait aussi racheter des parts à la famille Hersant. Des pourparlers sont en cours avec certains membres du clan mais ceux-ci seraient gourmands :« Les rêves des héritiers vont très au-delà de ce que permet la réalité, leurs prétentions sont un non-sens économique »,tempère Jean-Pierre Bechter, l'un des deux hommes de confiance de Serge Dassault dans les médias, avec Rudi Roussillon.

Négociations en direct

À cet égard, Serge Dassault est inflexible, car il n'a pas oublié que, fin janvier 2002, il a payé le prix fort pour entrer au capital de la Socpresse : 366 millions d'euros pour 30 %, via une augmentation de capital. Cette facture, le groupe, tout tenté qu'il soit, n'est pas prêt à l'acquitter de nouveau pour prendre, cette fois, le contrôle de l'éditeur duFigaro.Il préfère négocier en direct avec certains héritiers, en pariant sur les failles du pacte d'actionnaires qui lie les membres de la famille Hersant. De leur côté, les dirigeants de la Socpresse, Yves de Chaisemartin en tête, redouteraient un tir de barrage au sein du groupe Express-Expansion dans le cas d'une nouvelle montée de Dassault. En attendant, les synergies prévues entre les deux groupes sont gelées.

La carte Blackstone

Du coup, une autre option est à l'étude, inspirée de l'opération Carlyle. La Socpresse négocierait actuellement avec un autre fonds d'investissement américain, Blackstone. Associé aux héritiers Hersant, celui-ci pourrait entrer en bas de cycle conjoncturel et sortir lorsque l'économie aura repris, soit beaucoup plus haut que l'offre actuelle de Dassault. Dans ce schéma, Blackstone et les héritiers Hersant - accompagnés d'Yves de Chaisemartin, Cyrille Duval, le patron de la régie Publiprint, et de Michel Sénamaud, le secrétaire général de la Socpresse, propriétaires ensemble de 4,5 % du capital et liés par contrat à la famille Hersant - conserveraient la majorité du capital. Quoi qu'il en soit, l'échéance de février 2004 s'annonce comme majeure dans l'évolution du paysage de la presse en France, après le rachat des PVC par Le Monde.

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