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RADIO

L'imbroglio LV & Co

11/12/2003

Le dossier de la vente à Lagardère de LV & Co, qui possède MFM et Voltage, se complexifie. Après les accusations portées par Ian Travaillé, président de l'ex-régie du groupe radio, le CSA s'interroge.

Attention, sujet sensible. Dans « l'affaire LV&Co », le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a décidé de prendre son temps. Et ne se prononcera pas avant d'avoir entendu ses juristes. Lagardère Active Broadcast (LAB) est accusé d'avoir illégalement racheté LV&Co, le groupe de Gérard Louvin, propriétaire des radios MFM et Voltage. Les charges sont portées par Ian Travaillé, président de Magnitude, l'ancienne régie commerciale (actuellement en redressement judiciaire) de LV&Co. Ce dernier affirme avoir reçu l'accord verbal des responsables de LAB pour, une fois l'acquisition de LV&Co validée, racheter Voltage, l'une des principales stations en Île-de-France. Or LAB lui a préféré Jean-Éric Valli, le président de la radio orléanaise Vibration et du GIE commercial Les Indépendants (dont la régie publicitaire est assurée par Lagardère).

Le 29 septembre dernier, Ian Travaillé a déposé au CSA un document d'une centaine de pages, queStratégiesa pu consulter. Son principal grief porte sur le rachat à Gérard Louvin, l'été 2002, de 35,9 % du capital de LV&Co par D2I, une filiale de DI Group (La Tribune,Radio classique) créée par Fabrice Larue. Une opération doublement illégale, selon Ian Travaillé, car financée en réalité par LAB et effectuée trois mois avant le feu vert à l'opération accordé par le CSA, le 22 octobre 2002.

Respect strict de la loi

Il s'appuie sur l'article 3 d'un« avenant n°1 du 23 septembre 2002 à l'option d'achat du 26 juillet 2002 ».Ce document révèle le versement par LAB à Gérard Louvin d'une« indemnité d'immobilisation égale à 10 964 694 euros ».En clair,« cet accord est une opération de portage manifeste »,affirme Ian Travaillé, qui note qu'à ce jour, LAB est propriétaire de 55 % de LV&Co« sans avoir reçu l'agrément préalable du CSA ».Du même coup, le groupe Lagardère, propriétaire de nombreuses stations (Europe1, Europe 2, RFM, etc.), dépasse le seuil légal de 150 millions d'habitants touchés, ce qui a d'ailleurs été reconnu par le CSA. Et il détient directement deux stations régionales indépendantes de catégorie B, Voltage et Alpes1, ce qui est illégal pour un réseau national.

Dans leurs réponses au CSA, le 1er décembre dernier, LV&Co et LAB - qui n'ont pas souhaité répondre àStratégies,pas plus que le CSA - n'auraient pas contredit l'authenticité de ces documents. Reste donc au CSA à trancher. Mais l'instance ne pourra se prononcer que sur le respect strict de la loi. La justice, elle, est également saisie. Ian Travaillé a déposé une plainte contre X pour escroquerie et infraction à la loi de 1986 sur l'audiovisuel.

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