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AUDIOVISUEL

La lutte anticontrefaçon s'étend au disque et au cinéma

29/01/2004

La semaine nationale anticontrefaçon, qui se tient jusqu'au 31 janvier sous l'égide du ministère de l'Industrie, est soutenue par l'association de lutte contre la piraterie audiovisuelle, que préside Nicolas Seydoux (PDG de Gaumont), la Sacem et la société civile des producteurs phonographiques. C'est dire combien l'image et la musique sont aujourd'hui parties prenantes dans ce combat visant à renforcer la vigilance des consommateurs, voire à criminaliser les pirates.

Une position appuyée par le ministre de la Culture et de la Communication, Jean-Jacques Aillagon, qui a déclaré le 25 janvier au Midem :« Il n'y a pas, à mes yeux, de différence entre le vol d'un disque à l'étalage et celui sur Internet. Je suis pour une lutte sans concession contre le piratage. »Nicolas Seydoux s'était pour sa part exprimé le 4 décembre dernier, au cours d'un « atelier de sensibilisation à la piraterie électronique » organisé par Vivendi Universal :« La musique et l'image sont les seuls domaines au monde où la contrefaçon a la qualité de l'original. [...] La police, la gendarmerie et la justice ne sont pas la seule réponse, mais elles sont indispensables pour faire vivre le cinéma. Tous les pays où la piraterie est forte n'ont plus d'industrie cinématographique. »

Un internaute français sur quatre est concerné

La filière musicale découvre à son tour les bienfaits du tout-répressif. Jean-René Fourtou, le PDG de Vivendi Universal, ne cache pas son « optimisme » en constatant que 260 procès - très médiatisés - engagés contre des consommateurs pirates aux États-Unis en 2003 ont eu pour effet de redresser les ventes de contenus sur le dernier trimestre. Et de provoquer des baisses de 20 à 30 % des téléchargements sur les sites d'échange de fichiers comme Kazaa ou Morpheus. Il faudrait donc se montrer aussi sévère en France, où l'importation de musique en ligne concerne un internaute sur quatre. Selon l'institut Forrester, 68 % des Américains qui téléchargent des fichiers musicaux s'en abstiendraient s'ils savaient qu'ils risquent d'être poursuivis en justice. La perte est estimée à 700 millions de dollars outre-Atlantique.

Pour Gilles Bressant, président du Syndicat national de l'édition phonographique (Snep), il faut aussi placer devant leurs responsabilités les fournisseurs d'accès à Internet, qui dopent leurs offres de haut débit grâce au téléchargement gratuit. Pour cela, seule une limitation de la copie privée, avec la transposition de la directive européenne sur les droits d'auteurs, est de nature à contrôler le dérapage des contenus numériques. Auprès du grand public, une campagne de grande ampleur contre le piratage est prévue au printemps par le Snep. L'action pédagogique sur le travail de la filière musicale est relayée depuis le 28 janvier par le site promusicfrance.com. Et des bandeaux comme « Télécharger illégalement, c'est voler » pourraient faire leur apparition sur les pochettes de disques et les spots TV promotionnels.

La lutte antipiratage impose aussi aux maisons de disques de revêtir les habits du corsaire en disséminant des fichiers défectueux - dits « leurres » - sur la Toile.« Nous avons une société qui pollue les sites,a déclaré le 4 décembre dernier Jean-René Fourtou,il faut s'y prendre à huit fois pour copier les disques. »Avec le tout-répressif, le vengeur masqué...

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