Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

RADIO

NRJ part en guerre contre les cloneurs

19/02/2004

NRJ accuse les radios régionales de plagier sa programmation. Le monde de la radio est de nouveau en effervescence.

Confrontés à une grave chute du marché du disque, les patrons de Mercury s'en seraient bien passés. Les artistes de ce label d'Universal Music ont en effet été boycottés durant une semaine sur les antennes des radios indépendantes. Mercury a été mis à l'amende pour ne pas avoir laissé quelques-uns de ses protégés participer le 4 mars à un concert organisé par Alouette FM à Angers ,« sous la pression de NRJ »,accuse Philippe Gault, le président du Syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes (Sirti). Explications de Roberto Ciurleo, le directeur des programmes de NRJ :« Nous organisons un concert avec ces mêmes artistes le lendemain de celui d'Alouette FM. Il s'agit pour nous d'un événement sur lequel nous communiquons et investissons depuis plusieurs semaines. Alors ils en profitent. Forcément, le public vendéen va préférer écouter le concert d'Alouette que celui, quasi identique, diffusé le lendemain sur NRJ. »

Pour les dirigeants du réseau musical, ce différend est la goutte qui fait déborder le vase.« Les radios régionales ne font que copier-coller nos événements et notre programmation »,fustige Max Guazzini, le président du directoire de NRJ Group. Mercredi 9 février, le groupe s'est même fendu d'un communiqué agressif accusant les stations régionales de clonage.« Les titres les plus diffusés sur NRJ ont été repris dans des proportions supérieures à 50 % [...] par de très nombreuses radios régionales du GIE Les Indépendants »,est-il écrit.

Programmation originale

« Nous n'avons pas le monopole des nouveautés,reconnaît Max Guazzini.Mais ils nous pompent l'antenne. »Roberto Ciurleo renchérit :« Ils ont les mêmes entrées que nous et les mêmes rotations. »Tous deux pointent du doigt les relevés de l'institut Yacast permettant de rendre disponibles les programmations des radios, et donc de NRJ, quasiment en temps réel.« Nous avons un secret de fabrication,poursuit Max Guazzini.Il s'agit de concurrence déloyale. »Et pour lui, en« clonant »NRJ, ces radios ne« contribuent pas au pluralisme musical ». « Le sosie de Marilyn ne sera jamais Marilyn ! »,lâche-t-il.

« Les chiffres démentent les accusations de NRJ »,se défend Philippe Gault, le président du Sirti, qui ne fait pas la même lecture de l'étude Yacast. D'après lui, ses adhérents proposent justement une programmation originale.« NRJ est frappée à son tour par le syndrome qui touche les ex-premières radios de France : quand elles ne sont plus premières, c'est de la faute des concurrents »,avance-t-il. De fait, si NRJ s'agite aujourd'hui, c'est sans doute, effectivement, parce que Les Indépendants, ce couplage publicitaire rassemblant 90 stations régionales, rivalise désormais avec la station en termes d'audience et d'attrait publicitaire pour les annonceurs. On prête aussi à NRJ Group de s'intéresser de très près au Groupement des radios régionales de France, un second couplage commercial de radios indépendantes - une sorte de « GIE bis » - qui est actuellement en cours de construction.

Après l'affaire LV&Co et la reprise « mouvementée » de la radio parisienne Voltage, la hache de guerre est donc une nouvelle fois de sortie. Les perspectives 2006-2007, où l'ensemble du paysage radio français pourrait être redéfini, doivent agiter les esprits.

Envoyer par mail un article

NRJ part en guerre contre les cloneurs

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.