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PRESSE

Chaisemartin joue la banque

19/02/2004

Alors que la Socpresse doit faire face à une échéance financière fin mars, son PDG travaille à la mise en place d'une alternative.

Et si tout n'était pas encore joué ? C'est ce que veut croire le PDG de la Socpresse, éditeur duFigaroou deL'Express. De bonne source, Yves de Chaisemartin chercherait actuellement à mettre sur pied une alternative à la montée annoncée de Dassault dans le capital de son groupe, alors qu'arrivera à la fin mars l'échéance du prêt de 220 millions d'euros consenti en août 2002 (lireStratégiesn° 1303). L'ancien avocat, passé maître dans l'art des montages capitalistiques, aurait contacté fin janvier deux investisseurs financiers pour leur proposer d'entrer au capital du seulFigaroou d'un pôle associantLe FigaroàL'Express, selon des modalités proches de celles qui avaient vu l'arrivée du fonds d'investissement Carlyle en juin 1999.

Dans cette démarche, qui pourrait être suivie d'une entrée en Bourse, Yves de Chaisemartin peut avancer quelques arguments de poids : la plus-value considérable empochée par Carlyle lors de sa sortie de la Socpresse, en mars 2002 (ce fonds a triplé sa mise après avoir investi 26,5 millions pour 4,9 % du capital), la rentabilité duFigaroet les spéculations de reprise économique au second semestre 2004.

La Socpresse valorisée à 1,2 milliard d'euros

Cette solution permettrait peut-être aux héritiers Hersant de retarder leur sortie du capital. Et à Yves de Chaisemartin de garder la haute main sur le pilotage du groupe. Reste à séduire les fonds. Et cela n'a rien d'évident. Alors que la Socpresse reste lourdement obérée par les dettes, l'offre de Dassault demeure intéressante. Selon nos informations, elle valorise aujourd'hui la Socpresse à environ 1,2 milliard d'euros.

En interne, le groupe se prépare d'ailleurs plutôt à une montée de Dassault. Interrogé sur sa réaction en cas d'arrivée de l'industriel à la majorité du capital, le patron de L'Express-Expansion, Denis Jeambar, rappelait récemment qu'il avait soutenu la candidature de l'industriel en octobre 1997. À l'époque, Dassault avait accepté la mise en place d'un conseil de surveillance et d'un directoire, garantissant ainsi l'indépendance du titre.« Si je peux exercer mon métier comme je le fais depuis 1997 dans cette maison, je ne vois pas pourquoi je la quitterais »,concluait Denis Jeambar. Au fond, le patron deL'Expressn'aurait pas abandonné l'idée de récupérer la direction du groupe Figaro, qui lui avait été promise par Yves de Chaisemartin au moment du rachat du groupe L'Express-Expansion. Une promesse restée jusqu'ici lettre morte.

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