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AFFICHAGE

Marseille s'attaque à ses panneaux

26/02/2004

La cité phocéenne a décidé de réduire de 30% le nombre de ses panneaux publicitaires. Paris et plusieurs grandes villes sont engagées dans une réforme similaire.

L'affichage ne peut plus ignorer l'environnement. Après les antipub, voici les règlements locaux de publicité qui coïncident avec une logique à l'oeuvre depuis longtemps chez les afficheurs : la dédensification. La ville de Marseille a ainsi annoncé son intention de réduire de 30 % le nombre de panneaux installés dans ses rues. Cela signifie le démontage de plus de 1 600 installations sur les quelque 5 400 que compte la cité phocéenne. Les afficheurs ont été associés aux réunions du groupe de travail chargé de « dépoussiérer » l'ancien texte, qui datait de plus de quinze ans. Ils ont maintenant deux ans pour se mettre en conformité avec le nouveau règlement local de publicité.

À Paris, la mise aux normes piétine

Selon Martine Vassal, l'adjointe au maire déléguée aux emplacements, il n'y aura plus à terme qu'un seul panneau publicitaire tous les cinquante mètres. Certaines zones de Marseille seront même totalement vierges de publicité, notamment une partie du centre historique. Les concessions municipales de publicité rapportent actuellement 3,3 millions d'euros annuels à la ville.« Un tiers de panneaux en moins, cela ne signifie rien,rétorque Pierre-Jean Delahousse, le président de l'association Paysages de France.Certaines municipalités sont déjà allées plus loin. »

« Au moins, Marseille a eu le courage de franchir le pas »,commente pour sa part Jean-Christophe Mikhaïloff. Cet élu parisien, secrétaire général du parti radical de gauche de Paris, est à l'origine de la révision du règlement local de publicité dans la capitale. Cette réforme est officiellement sur les rails depuis quelques mois suite à un vote à l'unanimité du Conseil de Paris.« Mais nous faisons du surplace,poursuit-il.Et le code de l'environnement en vigueur n'est toujours pas respecté. »Le dossier est entre les mains de Christian Sautter et Jean-Pierre Caffet, adjoints au maire chargés, respectivement, des finances et de l'urbanisme.

Le dossier est sensible. L'affichage, qui rapporte tous les ans 21 millions d'euros à la ville de Paris grâce aux redevances versées par les opérateurs, représente un chiffre d'affaires estimé à 700 millions d'euros. Justement, Paris va bientôt procéder à deux appels d'offres, concernant les mâts drapeaux et les colonnes Morris, dont les contrats JCDecaux arrivent à échéance fin 2004.

Marseille et Paris ne sont pas des cas à part. Montpellier, Brest ou Quimper viennent tout récemment de revoir leurs plans de publicité. Une actualité qui fait grincer des dents les afficheurs. À Cognac, l'Union de la publicité extérieure aurait ainsi fermement demandé à la municipalité de revoir son texte.

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