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PRESSE

Les recettes italiennes pour redresser France Soir

26/02/2004

Andrea Riffeser Monti, président de Monrif Group, propriétaire du quotidien populaire français, adapte pour celui-ci des méthodes qui paient en Italie : le livre comme « plus-produit » et la promotion télévisée.

Vous avez confié, il y a plusieurs mois, un mandat au cabinet Aforge Finances pour ouvrir jusqu'à 50 % du capital de France Soir. Où en êtes-vous de cette démarche ?

Andrea Riffeser Monti.Nous avons constaté ces quatre dernières semaines beaucoup d'intérêt pour le journal.France Soirest désormais parfaitement propre, il est même le seul quotidien français à être à ce point restructuré. Nous percevons par ailleurs les premiers signes, en termes d'image, d'une meilleure acceptation du journal dans les milieux qui étaient à son égard les plus négatifs, comme celui des agences de publicité et de médias. Nous avons signé, cette année donc, des contrats publicitaires très importants et nous engageons des synergies avec d'autres partenaires.

Lesquels ?

A.R.M.Nous sommes, par exemple, sur le point de signer un accord de promotion croisée avec un éditeur de livres d'une part et un groupe de télévision d'autre part. Cette opération devrait permettre au journal de s'accompagner régulièrement d'un livre et de bénéficier d'une présence sur le petit écran. C'est très important car cela nous positionnera comme un journal qui offre plus. Cette stratégie donne d'excellents résultats en Italie, où nous avons généré l'an dernier, grâce aux livres, un chiffre d'affaires complémentaire de quelque 20 millions d'euros. Nous souhaitons amplifier ce type de synergies avec les chaînes car elles peuvent complètement changer l'image du journal.

Ces opérations suffiront-elles à inverser la vapeur ? Les ventes en kiosques deFrance Soiront à nouveau baissé de plus de 10 % en 2003...

A.R.M.La marqueFrance Soirreste très forte. Si nous apportons une réelle qualité, les résultats suivront. Le titre montre encore une grande vitalité : nous avons reçu plus de 3 000 lettres de lecteurs, par exemple, sur la question du voile islamique. Nous allons donc nous développer avec le concours de partenaires qui nous apporteront un supplément de qualité. Sans en faire, bien sûr, un journal élitiste.France Soirdoit aussi être capable d'informer sur la télévision, Internet ou sur les médias, pour lesquels nous créons une nouvelle rubrique. Il doit aussi savoir séduire les jeunes. En Italie, 450 000 élèves étudient chaque semaine un quotidien en classe. Nous regardons la faisabilité d'une opération de ce type en France.

Quel bilan tirez-vous de l'année 2003 ?

A.R.M.La diffusion moyenne annuelle atteindra 72 800 exemplaires payants et le chiffre d'affaires sera de 26 millions d'euros, contre 29 millions d'euros en 2002, ce à périmètre comparable. Le résultat d'exploitation sera négatif de 6,8 millions d'euros et le résultat net négatif aussi, de 7 millions d'euros. Ce sont des ordres de grandeur. Je précise que le journal ne supporte plus de dette financière et que la publicité est désormais orientée à la hausse.

Le déficit reste tout de même encore élevé : quelles mesures allez-vous prendre, à court terme, pour parvenir à la rentabilité ?

A.R.M.Nous envisageons d'augmenter le prix de 10 centimes d'euro dans le courant de l'année tout en faisant simultanément passer la pagination de 48 à 56 pages. Cette augmentation, ajoutée aux mesures dont nous avons parlé et à une promotion télévisée, devrait faire de 2004 une année positive. Nous allons aussi étudier les modalités d'une renégociation du coût de distribution du journal avec les Nouvelles Messageries de la presse parisienne. La distribution engloutit aujourd'hui 48 % de nos recettes de ventes en kiosques, contre 29,3 % maximum en Italie. Avec ce taux, France Soir serait à l'équilibre dès cette année.

À combien se monte aujourd'hui, pour votre groupe, la facture de France Soir ?

A.R.M.Nous sommes arrivés dans une mauvaise conjoncture, marquée par une stagnation, voire une baisse de la publicité. France Soir a successivement généré des résultats d'exploitation négatifs de 26,5 millions d'euros en 2000-2001, de 16,7 millions d'euros en 2001-2002, de 10,7 millions d'euros en 2002 et, donc, de moins de 7 millions d'euros en 2003. Nous avons maintenant effectué le plus gros du travail. Je suis convaincu qu'avec de la patience, nous finirons par obtenir des résultats positifs.

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